
A noter qu’il s’agit en fait du blog de la cafetière du boulot… On nous impose depuis des années un café pas bon. Cette année, certains collègues et moi avons décidé de faire la révolution et de se cotiser pour acheter une petite Nespresso. Et pour rigoler, j’ai crée le blog du C.A.F.E, la Coalition des Activistes Furieux et Excités et je narre nos victoires dans la lutte sans merci pour la domination des machines à café.
PS: les puristes peuvent s’abstenir de commenter que Nespresso, c’est de la m… . Cela reste toujours le meilleur consensus en matière de choix de café quand on est beaucoup à devoir partager la même machine.
J’ai arpenté de long en large les rues de Stockholm, aujourd’hui. Et je dois dire que si chaque ville à une odeur, celle de Stockholm est franchement agréable. Ça change des odeurs de diesel de Paris, de l’odeur de pisse de Bruxelles ou d’égout de Brême. Les rues sont propres, bien pavées. Et la ville est magnifique. Ça me fait de plus plaisir de me retrouver sur la Baltique.
Hop. Petite connexion rapide et surtarifée depuis l’aéroport de Genf, en attente de mon coucou pour Stockholm. Je n’aime décidément ni les avions, ni les aéroports. Et je viens de me rendre compte qu’il va falloir trouver d’urgence un adaptateur CH-EURO, le mien étant resté dans la voiture. Sinon, pas de portable pour bibi depuis l’hôtel.
Bon, c’est la catastrophe. Le prix du mazout augmente plus vite que la libido de Rocco Siffredi. Je viens donc de commander 5′000 litres (de quoi tenir une petite année) au prix exorbitant de 86.40 CHF/100 litres. Il ne me restera quand même 4′000 litres de citernes vides.
Le manque de temps fait que mon coup de gueule que je médite depuis quelques temps est repoussé à la semaine prochaine (c’est la folie ici! En plus, le Barzi, il s’envole demain pour Stockholm, dès le boulot fini) (note pour mes élèves: Stockholm n’est pas un détective héros de romans policiers anglais, mais la capitale de la Suède).
J’ai un problème. De politique internationale. Je m’explique.
Quand on a 420 m2 à chauffer (soit beaucoup de m3, vu la hauteur des plafonds), on consomme une grande quantité d’énergie. Même si la majeure partie des grandes pièces est à 18°C (soit les couloirs et la classe). Or, mon chauffage central est au mazout. Lorsque l’école était encore occupée par des élèves (donc correctement chauffée), la commune utilisait 6′500 litres de mazout par an (argh!). Pour ma part, je table sur 5′000 litres. A la cave, j’ai 9′000 litres de citernes… à remplir. Car elles sont peu ou prou vides (merci la commune).
Ce n’est pas une surprise d’avoir une telle consommation (je savais à quoi m’attendre en achetant). La mauvaise surprise est de trouver les cuves vides. Il me faut donc trouver 9′000 litres de mazout. Et avant le 31 décembre. Car à cette date, la taxe CO2 entre en vigueur (+30 centimes le litre!). Or, on approche du prix maximum de l’année, pour cause de couilles molles des spéculateurs… tout ça parce que les météorologistes on prédit une saison d’ouragans plus importante que la normale (alors qu’une minuscule partie du pétrole est produite dans le Golf du Mexique…). Pour mémoire, les météorologues avaient prédit un été caniculaire… A cela s’ajoutent des menaces d’attentats (pourtant démenties) au Nigeria, plus la réunion de l’OPEP de la semaine prochaine. De plus, on approche du 11 septembre, Oussama Ben Laden vient de sortir le clip de son tube de l’été, après des années d’absence des hit-parades. Selon les actions de ses fans, le prix du pétrole risque de flamber comme en 2001. Sauf s’il s’effondre comme cela a été le cas quelques semaines après le 11 septembre 2001.
Le problème du chauffage au mazout, c’est que soit on est riche, soit on est un expert financier et en relations internationales, doublé d’un spécialiste des ouragans. Faute de quoi, on est dans la merde.
Je fais quoi? J’achète demain, avant le 11 et la réunion de l’OPEP? J’attends la fin de la semaine en espérant un 11 septembre sans revival 2001 et une très improbable annonce de l’augmentation de la production de pétrole? Au moins, l’ouragan Gabrielle semble plutôt calme.
Quand on habite dans une école, on dispose d’accessoires rarement en vogue dans une villa standard. A commencer par ceci:
Des toilettes! Et il y a aussi la version fille!
Ou cela:
Le tableau noir, pas Carine
Sans oublier cela:
Un vestiaire tout ce qu’il y a de plus scolaire, avec les porte-manteaux à hauteur de gamin
Or, ce vestiaire s’est vite transformé en cela:
J’ai donc reçu un oukase matrimonial pour l’évacuation dudit vestiaire (qui jouait pourtant très bien son rôle pour mes outils). Cela donne finalement une sorte d’entrée de château:
Le mur n’est pas magnifique. Il va falloir trouver comment retoucher ça. Mais ça libère un espace qui ouvre une bonne perspective d’aménagement. Il ne manque que le lustre et la herse… pour le lustre, c’est en cours.
Quant au banc, il est dans le garage, où il me sert de support pour mes rames. Le porte-manteaux sera probablement recyclé dans le futur dressing.
L’éclairage est un point important de la décoration d’une maison. Mais aussi potentiellement un des postes énergivore par excellence. Je suis un utilisateur ardu des ampoules dites économiques. Or, cela me pose un problème pour le choix des lampes. Depuis la mise au ban de l’ampoule à filament, on ne trouve pratiquement plus que des lampes halogènes, probablement pire en matière énergétique (car là où une ampoule 75 W suffisait, on se retrouve maintenant avec des rampes de lampes ou des projecteurs de plusieurs centaines de Watts). Or, pour utiliser une ampoule économique, il faut un culot E27 (il y très peu de choix en ampoule économique en E14). Ce qui devient introuvable, sauf avoir des goûts affreux. Quant à remplacer les ampoules halogènes par des LED, je n’ai pas encore testé. Mais je crains une lumière moins importante et bleutée.
Alors quand j’entends que la Confédération songe à interdire les ampoules à filament, je crains que cela sonne par conséquent le glas des ampoules économiques et pousse la vente des lampes halogènes. Enfin, j’aimerai bien une étude critique sur les différentes ampoules. Car l’antique ampoule à filament, si elle dissipe la majeure partie de son énergie sous forme de chaleur, possède quand même les avantages d’être très simple à fabriquer, avec peu de matériel (métal, verre, peu d’énergie), donc un impact environnemental favorable, par rapport à l’ampoule économique (composants électroniques, plastique, métal, gaz rares, beaucoup d’énergie…). Sans compter le recyclage.
En conclusion, doit-on vraiment croire que l’ampoule économique l’est autant que cela? Et que penser des risques de dommages collatéraux qu’impliquerait une interdiction des ampoules à filament?
Tiens, je vais poser cette question à l’émission On en parle
Devenir propriétaire n’était pas pour moi une telle nouveauté. J’ai toujours vécu avec des parents propriétaire. Mon père a acheté ses premières ruines à 25 ans, pour y construire dessus sa première maison. J’ai donc depuis tout petit acquis le respect du bâtiment et les petits réflexes du propriétaire. Le dernier en date, resurgit d’un lointain passé, c’est de faire le tour des vannes thermostatiques des radiateurs aux premiers frimas, afin de les dégripper. C’est aujourd’hui chose faite. Il me reste quelques autres vannes standards à remplacer par des thermostatiques… et à commander le mazout.
Pas de commentaire - Permalien
Le mercredi, c’est mon jour de congé. J’en profite pour faire intervenir les maîtres d’Etat. L’électricien vient de partir, après avoir bidouillé le tableau électrique pour que j’aie de l’eau chaude (il a ponté un disjoncteur foutu… vision peu orthodoxe de la sécurité. Il faut savoir qu’un électricien, lorsque vous l’appelez pour une panne, se déplace sans disjoncteur ou autre pièce de rechange de base). Les couvreurs sont sur le toit. Au menu, changement d’une garniture de ventilation qui laissait pisser un peu beaucoup d’eau à la moindre pluie et application de pansements sur les chenaux, histoire de les faire tenir encore quelques années, le temps d’économiser en vue de leur changement.
Je vais donc me retrouver avec de l’eau chaude et un toit étanche. Le bonheur parfait. Surtout que contrairement à Barbara, ma machine à café n’est pas en panne. Le bonheur, je vous dis! Du moins jusqu’au jour où je recevrai les factures des maîtres d’Etat.
| L | Ma | Me | J | V | S | D |
|---|---|---|---|---|---|---|
| « août | oct » | |||||
| 1 | 2 | |||||
| 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 |
| 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 |
| 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 |
| 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 |