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Bloc-notes



Pourquoi j’aime mon boulot


Je ne parle pas beaucoup de mon boulot… logique, je suis tenu à un devoir de réserve. Je suis donc enseignant. Un métier qui ne laisse personne indifférent; en général, les enseignants suscitent l’un des trois sentiments suivants parmi la population: la haine, la jalousie ou la pitié. En effet, notre problème, c’est qu’une fois ou l’autre dans sa vie, absolument tout le monde a été confronté à un enseignant. Il sait donc de quoi il parle! Tandis que sur un décalabreur, on a vite un avis moins tranché…

Ainsi, je suis enseignant. Et dans mon métier, il y a des bons côtés… autres que les vacances (parce que je déteste les vacances). Il y a, par exemple, les cours de robotique. En gros, histoire d’accentuer les trois sentiments sus-cités, je suis payé pour jouer aux Legos avec mes élèves.

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En réalité, c’est un peu plus compliqué que ça. Mais c’est l’image que ça donne. Tout ceci pour en arriver au fait que je viens de recommencer un série de défis avec mes élèves, en collaboration avec le Lycée Francophone de Chicago. Et pour fédérer tout ceci, j’ai monté un petit site, que je vous invite à consulter: http://www.edurobot.ch et ses petites vidéos. Si on donne l’impression de jouer avec des Legos, la part de travail est bien là, la motivation des élèves est en général à son sommet et on révise tant l’informatique que la programmation, les mathématiques et j’en passe!

Alors suivez régulièrement Edurobot.ch. Vous constaterez que la robotique à l’école, c’est vraiment le meilleur de l’école!

Pour information: un décalabreur est un ouvrier mineur devant nettoyer la voûte de la chambre d’extraction d’ardoise après l’explosion de la mine et l’éffondrement de la roche.






expo canine (suite)


image900011455.jpgFin de l’expo, retour à la maison. Et demain on remet ça. Carine est déjà en train de laver et toiletter à nouveau ses chiens. Moi, je fais le montage des films.

Mobile Blogging from here.




Expo canine


image502374642.jpgLe problème avec les expositions canines, c’est que cela coûte très cher, qu’on ne passe sur le ring que quelques minutes et qu’on passe le reste de la journée à attendre dans l’endroit le plus bruyant qui soit: une hall d’expo remplies de milliers de chiens aboyants.






Biberons et bisphénol A


L’émission A bon Entendeur, de la Télévision Suisse Romande a consacré deux émissions au problème des biberons en polycarbonate, et qui contiennent du bisphénol A. Je ne vais pas m’étendre sur ce problème, il vous suffit de regarder les émissions pour comprendre (ici pour la première émission et là pour la seconde). Pour les pressés, voici un petit résumé: la majeur partie des biberons vendus en Europe sont en polycarbonate, et donc contiennent du bisphénol A, qui contamine les aliments. Ce produit est un perturbateur hormonal. Or, des alternatives existent.

Voici une copie du mail que je viens d’écrire à l’émission:

Bonjour,

Je suis le papa d’une adorable petite Amélie de 4 mois. J’ai donc été particulièrement attentif à vos deux émissions consacrées à la présence des bisphénol A dans les biberons. Cette présence est d’autant plus scandaleuse que l’exemple canadien nous prouve qu’il existe des alternatives au polycarbonate. Je sais que vous êtes limités en durée par le format de votre émission, mais il y a quelques points qui mériteraient d’être approfondis (pour une prochaine émission?).

Le premier point concerne la co-responsabilité des distributeurs et le manque d’alternative aux biberons en polycarbonate. Grâce à vous, nous savons qu’il existe des alternatives. Mais cela reste purement théorique, tant la recherche d’un biberon sans bisphénol requiert du parcourt du combattant. Je prends à titre d’exemple nos deux principaux distributeurs suisses. Dans les grands centres commerciaux, le rayon biberons présente un très grand choix. Mais il n’y a , sur les dizaines de modèles, qu’un seul qui ne contienne pas de Bisphénol. Et ce rayon est la plupart du temps vide. Il m’a fallut plusieurs semaines pour trouver suffisamment de biberons sans bisphénol. Entre-temps, j’ai dû acheter une série de biberons en polycarbonate, inutiles maintenant. Naturellement, cela augmente les ventes. L’autre problème vient du choix des matériaux alternatifs. La marque Bibi a une référence de biberon en plastique sans bisphénol. En plusieurs mois, je n’en ai trouvé qu’un seul à acheter. J’ai donc du me rabattre sur des biberons en verre, lorsqu’ils étaient disponibles.
Pourquoi, sachant que tous les fabricants sont capables de fabriquer des biberons sans bisphénol, les distributeurs ne font-ils pas pression sur eux afin de remplacer leur gamme par des biberons sûrs! Ainsi, il est impossible de trouver le moindre biberon Avent sans bisphénol, alors que votre reportage montre qu’ils existent bien au Canada.

A propos de la gamme Avent: nous nous sommes équipés d’un tire-lait de cette marque. Rétrospectivement, ce n’était pas une bonne idée. En effet, seuls les biberons Avent (contenant du Bsiphénol A) s’adaptent dessus. Par ailleurs, il ne m’a pas été possible de trouver en quelle matière est fait le tire-lait. Mais cela semble être du polycarbonate.

A l’autre bout de la chaîne, le bisphénol A continue son invasion. Nous sommes de nombreux parents dans mon entourage à s’être équipés d’une machine à préparer les purées. Cela nous permet d’éviter les petits pots du commerce, qui contiennent trop souvent des graisses végétales de mauvaise qualité et des additifs. Sans vouloir tomber dans la paranoïa, c’est aussi une excellente solution pour faire découvrir des goûts variés et de nombreux légumes aux bébés… sans compter la maman qui raffole des purées de pomme!
Le problème est que les modèles sur le marché, à savoir le Babycook (http://www.beaba.com/fr/main_fp_diversification_babycook.htm), le bébédélice (http://www.babymoov.com/bebedelice-94.html) et le baby-pappa (http://www.chicco.fr/cuiseur-vapeur-mixeur-baby-pappa/repas/le-sevrage-et-apres/scheda_prodotto.asp?menu=on&art=00.070601.000.000&idfascia=22&idsezione=11), tous ont des bols en PC ou en PSU, deux matériaux contenant du bisphénol A. Ces bols étant destinés à la cuisson des aliments à la vapeur, ils sont exposés à des températures élevées. Il serait intéressant qu’ABE réalise un test sur les dégagements de bsiphénols durant la cuisson dans ces appareils. Ce d’autant plus qu’à ma connaissance, il n’existe pas d’alternative sur le marché!

Un grand merci à ABE d’avoir attiré notre attention sur le problème des bisphénol A. Malheureusement, cela n’a strictement rien changé au niveau des fabricants et des distributeurs.

Il ne s’agit pas de sombrer dans une paranoïa. Sinon, on ne vivrait plus! Mais lorsque des alternatives crédibles existent, les industriels et les distributeurs devraient nous les proposer. Le principe de précaution devrait être la règle. Enfin… on peut rêver.






Deus


Suite à l’hiver pourri, j’ai décidé d’envoyer la facture du supplément de mazout de chauffage que cela m’a coûté à Dieu. Mais c’est pas gagné.






Halte à la discrimination sexuelle et aux clichés


Peut-on m’expliquer POURQUOI, dans le Starbuck de St-Laurent, à Lausanne, la seule table à langer se trouve dans les toilettes des femmes? C’est discriminatoire vis-à-vis des jeunes pères! Sans compter des grands-pères!

En plus, une fois la table abaissée, cela obstrue quasi-complètement l’entrée. Cela m’a au moins bien amusé de voir la tête de ces demoiselles qui ouvraient la porte, avant de se faufiler dans les 20 cm de libres laissés par la table à langer. Au moins, ça a bien fait rire Amélie!

Mais bon… l’égalité des sexes, c’est pas gagné…






Demain j’peux pas; j’ai piscine.


Demain, ce sera le grand jour. Amélie et moi, on aura notre premier cours de bébé-nageur. Le bébé, c’est pas moi, dans ce cas (mieux vaut préciser): je sais déjà nager. Pendant que maman sera au travail, nous, nous serons dans une jolie petite piscine bien chaude. Rien de tel avec le temps actuel.






Petite vengeance facile


Grosses chutes de neige, aujourd’hui. Et beaucoup de kilomètres à faire. J’espère que tous ceux qui passe une partie de leur temps à tirer à boulets rouges sur les 4×4 auront regretté l’espace d’un instant de ne pas en posséder un. Car pour moi et ma Barzimobile 4×4 (qui n’a rien d’un Hummer… un simple break, mais quatre roues motrices permanentes), la principale difficulté aujourd’hui aura été d’éviter toues les 2×4 plantées dans les bas-côtés (sauf la Smart… elle était tellement courte, qu’une fois dans le bas-côté, il n’en restait plus rien sur la route).

C’était un petit instant de vengeance facile.






Avis de tempête


C’est avis de tempête pour cette nuit. Tout comme une grande partie de la France. En Suisse, on est en alerte jaune. D’abord pour le vent, puis demain pour la neige. Alors même que Carine a dû porter Amélie chez sa maman de jour, à travers des champs de neige et à pied, car les routes étaient mal dégagées.

Le vent s’est déjà levé. Mais pour le moment, on est loin des 100 km/h attendus. Comme à chaque fois, j’ai préparé la maison: ranger ce que je peux ranger à l’extérieur, fermer les volets du côté du vent (pour éviter trop de courants d’air dans la maison) et préparer les lampes de poches. Pour ces dernières, on ne les utilise que trois ou quatre fois par années, pour de courtes périodes. C’est plutôt l’été, avec la foudre, qu’on a des coupures de courant. Pour le reste, la plupart des lignes sont enterrées, donc à l’abri du vent.

Bon, à demain. On va essayer de dormir avant que le vent ne fasse trop de raffut.

BILAN DE FIN DE JOURNEE

L’aller au boulot a été… sportif: trombes d’eau, rafales de vent, branches d’arbre sur la chaussée, éclairs. Le retour glissant. J’ai dû faire un détour, car la petite route qui passe dans la forêt pour rentrer chez moi est coupée. Probablement des chutes de sapins. Dans tout le village, il n’y a plus d’éclairage public (hourra!). Par contre, on a toujours de l’électricité. Il est 20h45. Le chasse-neige arrive enfin jusqu’à nous.






Le camp de ski de la mort qui tue impitoyablement


Les fidèles lecteurs (s’il y en a), savent que la semaine passée, je suis parti à Haute-Nendaz en camp de ski. J’y allais en tant que cuistot pour 40 élèves et 9 adultes. Nous étions deux profs de corvée cuisine. Nous avions tout prévu: menus variés, légumes en quantité, absence d’huile de palme dans l’alimentation, produits de qualité,… Le problème, ça a été le chalet… c’était la première fois qui nous y allions. Et la dernière. Petite visite… (cliquez sur les images pour les voir en grand).

Les murs du réfectoires étaient moisis! (et pas qu’un peu!)

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Le toit fuyait dans 6 chambres! Les élèves s’endormaient au sec et se réveillaient trempés le matin. Nous avons dû faire dormir de nombreux élèves par terre. La propriétaire nous a accusé d’avoir laissé les matelas de mouiller…

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L’ensemble du chalet était chauffé (hem…) uniquement par des radiateurs d’appoints. Autant dire qu’on a grelotté durant toute la semaine dans ce chalet humide (les murs dégoulinaient d’humidité). Ici, l’unique radiateur des douches…

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A la cuisine, une moitié des plaques de cuisson étaient en panne ou chauffaient mal. Nous n’avions que deux feux au gaz. De toute façon, il n’y avait que 3 grande casseroles, dont une était tellement sale qu’on ne l’a pas utilisée. La plupart des casseroles n’avaient plus de poignées, ou il en manquait une. Nous n’avions que deux grandes poêles… qui rouillaient. La cuisine ne permettait pas de faire pour plus de 20 personnes à manger. Et mon collègue et moi devions nourrir 50 personnes! Nous n’avons pratiquement pas quitté la cuisine de la semaine.

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L’installation électrique était scandaleuse: interrupteurs et prises cassées, fendues, parfois réparées avec de la bande adhésive. Sans compter les fuites d’eau dans le toit… sur les installation électriques! Pas de disjoncteur FI pour les douches et salles de bains.

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Et une prise 400 Volts dans le couloir des chambres, cassée, réparée par de la toile adhésive et surtout fixée sur une feuille d’amiante qui se désagrège!

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Raccordement 400V du chauffe-eau: de simples épissures, entourée de toile isolante, au milieu de tuyaux suintants…

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Au niveau des équipement obligatoires de sécurité… pas d’éclairage automatique de secours, pas de barre anti-panique à la sortie de secours… sortie vérouillée, du reste. Donc à choix: ou on laisse la sortie de secours ouverte, ce qui signifie que n’importe qui de l’extérieur peur arriver directement dans les chambres des élèves la nuit, ou on la garde fermée. De toute façon, l’amoncellement de neige derrière la porte empêche de l’ouvrir plus que ça:

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La liste des problèmes est encore bien plus longue… et le plus drôle dans tout ça? Ce chalet a reçu une autorisation d’exploitation pour loger des enfants de la part de l’Etat du Valais…

Ça donne envie, non?

PS: je garde à disposition de toute personne intéressée (par ne pas y aller) les coordonnées du chalet.






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