août 022012
 

Note: cette chronique est publiée conjointement sur edutic.ch

 

Qu’est-ce qu’un ebook?

Dans la première partie de cette chronique, j’ai partagé avec vous mes principales sources d’ebooks gratuits. En visitant les différents liens, on constate qu’il y a de nombreux formats disponibles: PDF, ePub, MobiPocket… tant est si bien qu’il est bien difficile de choisir le format le plus adapter à nos besoins. Tentons d’y voir un peu clair.

Les formats TXT et RTF

Les formats Text (txt) et Rich Text Format (RTF) sont les formats les plus simples. Le format txt ne contient quasiment pas d’informations de mise en page, au contraire du format RTF; même si ces informations restes très primitives. Ces formats permettent de se concentrer sur le texte à l’état brut ou presque et permettent une interopérabilité importante, ainsi que la possibilité de modifier le texte. Ces formats ne sont pratiquement plus utilisés pour les livres numériques.

Le format PDF

PDF, pour Portable Document Format, est un format datant de 1993 et développé par Adobe. Il a la particularité de conserver la mise en page, y compris les polices et images, quelque soit la plateforme utilisée pour le lire. Il se révèle donc un format bien adapté aux livres numériques, qui peuvent ainsi être consultés sans difficulté, quelque soit le périphérique utilisé pour le lire. A cela s’ajoutent la possibilité d’y inclure des liens hypertextuels, qui permettent, par exemple, d’intégrer facilement des tables des matières et des références. Il est enfin extrêmement aisé de créer des documents au format PDF.

Néanmoins, les avantages du format PDF sont à doubles tranchants. En effet, une page A4 restera une page A4, quelque soit le périphérique de lecture. Il devient dès lors pénible de la consulter sur des périphériques dotés d’un petit écran. Il est par ailleurs très difficile de récupérer le contenu du fichier, y compris le texte. Il est tout aussi difficile de le modifier.

N’en demandons donc pas trop au PDF; il n’y a pas été conçu à l’origine pour être au service du livre numérique.

Le format ePub

Le format ePub, pour electronic publication, est le format par excellence pour le livre numérique. Il est ouvert et standarisé (mais pas toujours respecté) et permet au texte de s’adapter au support de lecture, et est du reste supporté par quasiment toutes les liseuses du marché (à l’exception du Kindle; mais on y reviendra dans une prochaine chronique). La dernière version de ce format repose sur le HTML5; il permet d’intégrer du contenu multimédia, comme des animations, des films ou des fichiers sonores.

Par contre, si le format ePub est parfait pour un contenu textuel, agrémenté de quelques fioritures, il rend presque impossible l’utilisation de mises en page complexes, avec de nombreux éléments fixes, comme des images, des colonnes, des schémas… C’est pourquoi des versions modifiées du format ePub ont été développées, permettant la gestion de mises en page complexes. Malheureusement, ces formats sont spécifiques à chaque plateforme et incompatibles entre-elles. Ainsi, les ebooks créés sur iBooks Author d’Apple ne pourra pas être lu ailleurs que sur un iPad.

A la différence du PDF, la création d’un livre au format ePub est plus complexe, de même, sa lecture demande des lecteurs dédiés. Un certains nombres de lecteurs sont présentés sur cette page.

Format AZW

Le format AZW est dédié au Kindle d’Amazon. En effet, si cette liseuse permet la lecture du format PDF (pour les modèles les plus récents), elle ne lit pas l’ePub. Il faut donc faire convertir les fichiers ePub au format Mobipocket, lisible sur un Kindle. Le format AZW permet la gestion des DRM; c’est-à-dire des dispositifs anti-copie pour les livres numériques achetés sur le magasin en ligne d’Amazon.

Autres formats

Une quantité de formats de livres numériques existent, comme le Mobipocket, qui était l’apannage des Palm, Pocket PC, Sybian. Il n’est plus guère utilisé que par Amazon. Le format BBeB Book Sony Reader cède aussi de plus en plus sa place au format ePub, les dernières liseuses Sony les lisant parfaitement. Il en est de même du format eReader.

 

Conclusion

A moins de posséder un Kindle, je vous suggère de préférer toujours le format ePub pour les documents que vous lirez sur une liseuse, comme l’iPad. Sur un ordinateur, il ne vous apportera guère d’avantages; donc autant choisir alors le format PDF.

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août 012012
 

Note: cette chronique est publiée conjointement sur edutic.ch

L’été et ses vacances sont propices à la lecture. Or, si je reste un farouche adepte du livre, objet physique et sensuel, je suis aussi un grand consommateur de livres numériques. C’est donc d’eBooks que je vais traiter dans cette série de petites chroniques estivales.

Pour commencer, je ne vais pas opposer le livre et l’eBook. Ce n’est pas mon objectif et je serais incapable de le faire, appréciant les deux formats pour leurs avantages respectifs, avec un avantage affectif pour le livre. L’objectif est au contraire de donner les clés d’accès au monde des libres numériques, en tant que lecteur, puis en tant que rédacteur et créateur. Enfin, l’orientation globale de ces chroniques tendra naturellement vers le monde de l’éducation.

 

Le livre numérique; la porte d’accès à la culture

Je ne vais pas commencer ma chronique par une définition du livre numérique et de ses formats. Je préfère de loin vous offrir directement les clés du paradis littéraire.

Le droit d’auteur, tel qu’appliqué en Europe et en Suisse, protège en général une oeuvre 70 ans après la mort de son auteur (50 ans au Canada). C’est assez rédhibitoire pour des arts comme le cinéma ou la musique. En effet, les chansons de Justin Bieber ne sont pas prêtes à être libres de droits (mais qui s’en plaindrait?). Actuellement, seules les oeuvres antérieures à 1942 se trouvent ainsi libérées. Ce sera donc bientôt le cas de Saint-Exupéry, puisqu’il est mort en 1944… sauf en France, où les auteurs morts pour la France voient la protection de leur oeuvre prolongée de 30 ans…

Je n’entrerai pas dans le débat de la légitimité des droits d’auteur (les arts ne les ont pas attendus pour se développer…) et celui du droit à la culture; je préfère pour cela vous orienter vers le blog de Tengu.

En littérature, la libération des oeuvres 70 ans après la mort de leur auteur permet l’accès libre aux oeuvres des premiers écrits de l’Humanité jusqu’à 1944 (dans le cas où un texte a été rédigé l’année de la mort de son auteur). Cela nous laisse quand même 5’300 ans d’écrits à se mettre sous la dent!

 

Alors, où se trouve la bibliothèque d’Alexandrie des eBooks?

A Alexandrie, naturellement! Mais aussi ici: http://archive.org. Outre un accès libre de droits à près de 700’000 films, 1.3 millions d’archives sonores et l’histoire du web, Archives.org offre aussi un accès à près de 3.5 millions de textes. On les trouve sous divers formats (ePub, PDF, mais aussi au format texte).

Historiquement, le livre électronique a été créé pour la première fois en 1971 par Michael Hart, à l’origine du Projet Gutenberg. Ce dernier site propose plus de 40’000 livres libres de droits. Si de nombreux ouvrages sont en anglais, on trouve aussi plus de 2’000 livres en français. Il n’y a pas de miracles: ce sont surtout les grands auteurs classiques qui sont représentés. Néanmoins, les livres sont à dispositions dans de nombreux formats et leur numérisation est particulièrement bien réalisée.

Google a lancé sont projet Google Books. Son objectif est rien de moins que « créer un catalogue virtuel complet de tous les livres et dans toutes les langues ». De nombreuses bibliothèques universitaires, dont la Bibliothèque Cantonale Universitaire de Lausanne, se sont adjointes au projet. Il souffre néanmoins de défauts majeurs. Le premier tient dans l’ambition de Google: les livres libres de droits se trouvent au milieu de ceux qui ne le sont pas. Le tri s’avère parfois pénible. La recherche elle-même de livres est fastidieuse. En effet, elle ne peut se faire que par mots-clés. A ma connaissance, il n’y a pas de catalogue des auteurs. Il suffit qu’un mot-clé se retrouve dans un texte pour qu’il fasse partie du résultat. Une recherche sous « Molière » révèle ainsi près de 10 millions de résultats! La recherche avancée est quasiment nécessaire… Enfin, lorsque les ouvrages sont disponibles au téléchargement, ils le sont uniquement au format PDF.

Heureusement, le site http://www.ebooksgratuits.com est la Jérusalem céleste du livre libre de droits en français! Aujourd’hui, ce sont pas moins de 2’378 livres à disposition. Ils sont le plus souvent proposés sous une très grande variété de formats, et leur qualité de numérisation est le plus souvent excellente. Surtout, les livres sont le plus souvent disponibles au format Word, ce qui permet aux enseignants de pouvoir facilement récupérer des extraits de textes déjà formatés pour leurs cours.

Ebooksgratuis ont de plus développé un partenariat avec de nombreux autres sites d’eBooks gratuits, souvent spécialisés dans un type de littérature ou une littérature régionale, comme:

Parmi ces partenaires, je me permets d’en mettre quatre en évidence:

La Bibliothèque électronique du Québec offre, outre une collection autour du libertinage (que des classiques!), une incroyable collection de livres d’auteurs québécois, y compris parmi les premiers explorateurs. Il s’agit d’une formidable source de témoignages pour les cours d’histoire sur les Grandes Découvertes. Pour ma part, j’ai aussi beaucoup apprécié certains récits fantastiques du XIXe siècle.

La Bibliothèque numérique romande est consacrée en grande partie, comme son nom l’indique, à la littérature romande. Cela fait à peine deux semaines qu’elle est en activité, et propose déjà 25 livres. C’est vraiment mon coup de coeur!

Feedbooks propose une catégorie domaine public de livres numériques au format ePub. Ils sont de qualité, et surtout le site propose un classement par genres. On peut choisir par exemple « policiers & mystères » qui aura de quoi occuper tout votre été. Le choix est très varié. Un enseignant en sciences y trouvera, par exemple, De l’Origine des espèces , de Charles Darwin.

Enfin, je suis un grand amateur (dans le sens dilettante) de littérature slave. La Bibliothèque Russe et Slave me permet d’assouvir ma passion, en français, et en langue originale pour ceux qui la pratiquent. Mais pour Le Maître et Marguerite de Boulgakov, mon roman préféré, il faudra se tourner vers ebooksgratuits.com.

Pour terminer ce tour d’horizon de ressources en livres numériques, n’oublions pas Gallica, la bibliothèque numérique de la BNF (Bibliothèque Nationale Française).

 

Voilà de quoi remplir vos vacances! Explorez, furetez, vous y trouverez des merveilles!

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juil 072012
 

Petit rappel: un PressMITIC est une Personne Ressource MITIC. Autre rappel: MITIC signifie: Médias, Images et Technologie de l’Information et de la Communication. En deux mots, il s’agit d’un enseignant formé pour aider ses collègues à intégrer les MITIC dans leurs cours. Une définition plus précise est donnée ici: http://www.pressmitic-moudon.info/pressmitic

 

Après avoir parlé de la borne Airport Express et du Cybertool, abordons maintenant un vaste domaine, synonyme bien souvent d’échec critique pour les enseignants: les câbles! Il existe tellement de formats et de types de câbles que vous êtes sûr de ne jamais avoir le bon sous la main quand cela est nécessaire. Voici donc la liste (presque exhaustive) des câbles qui ne quittent jamais mon sac de PressMITIC:

Les câbles USB:

Ah, les câbles USB… cela paraissait tellement simple au début! Mais c’était sans compter l’inventivité des industriels pour nous compliquer au maximum la vie! Actuellement, on tourne avec les câbles suivants: types A, B, mini-A, mini-B, micro-A, micro-B et le micro-B USB 3.0… sans compter tous les formats propriétaires!

Source: wikipedia

Du coup, j’ai un câble de chaque dans mon sac… même si ce sont les câbles de type A, B, et mini-B qui sont les plus utilisés. J’ai aussi ajouté une rallonge USB, ne serait-ce que parce que sur un Macbook Pro, les ports USB sont tellement proches qu’il est souvent impossible de brancher deux clés USB ensemble. Enfin, un petit hub USB auto-alimenté à rejoint les câbles dans mon sac.

Les câbles FireWire:

Avec le FireWire, c’est plus simple: il y a trois types de câbles: les connecteurs 4 et 6 ports pour le FireWire 400 et le connecteur du FireWire 800.

Connecteurs Firewire 400 6 et 4 ports
Source: Wikipedia

FireWire 800
Source: Wikipedia

 J’ai donc toujours avec moi un câble FireWire 400 6 ports, un 400 4 ports, un FireWire 800, un câble FireWire 400 6 ports vers 800 et souvent un Firewire 400 4 ports vers 800 (pour connecter les caméras mini-DV sur les Mac les plus récents).

Autres câbles:

Dans mon sac, on trouve aussi un câble pour iPhone et un câble Ethernet cat. 6 de 2 mètres (juste vital). A cela s’ajoutent les adaptateurs VGA et DVI pour mon Macbook Pro et un adaptateur VGA pour l’iPad. J’apprécie aussi avoir avec moi un lecteur universel de cartes mémoires.

Parfois un câble Ethernet de 20 mètres, selon les besoins, et une bobine de câble électrique font partie du voyage.

Ça fait beaucoup de câbles, et ça pèse dans le sac. Mais croyez-moi: avoir un cours qui foire parce qu’il vous manque le bon câble est sans doute pire que de porter un sac un peu plus lourd. On ne sait jamais à quoi s’attendre quand on intervient dans une classe.

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 Posted by at 20:19
juil 012012
 

Il y a plusieurs mois de cela, j’avais eu affaire à une série de disques durs externes qui refusaient d’être formatés dans un autre format que MS-DOS FAT.

J’avais à l’époque trouvé une solution toute simple pour les formater au format de son choix depuis Mac OS X. J’en avais fait un petit tutoriel vidéo, qui a eu un certain succès depuis.

 

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 Posted by at 20:15
juin 172012
 

Normalement, un PressMITIC (Personne ressource MITIC, soit l’enseignant chargé d’accompagner ses collègues dans l’intégration des MITIC) n’a pas pour fonction de faire de la maintenance informatique. Il n’est donc pas sensé désosser un Mac pour y chercher la petite bête (un bug).

Mais la réalité est toute autre. Un PressMITIC sera confronté à au changement de piles de toutes sortes d’appareils électriques ou électroniques. Or, tout ce qui est sensé être utilisé par des enfants voit en général l’accès aux piles sécurisé par une vis. De même, alors qu’il n’est pas technicien, le PressMITIC devra, s’il veut pouvoir donner son cours, le PressMITIC devra opérer en urgence pour extraire un CD coincé, ouvrir nombre de blisters, découper des fiches, faire une trachéotomie à un élève, nettoyer le filtre ou changer l’ampoule d’un beamer… Bref, toutes sortes de choses qu’on pourrait demander au répondant informatique, mais qu’on fait souvent soit-même pour gagner du temps, voire juste pour que notre cours ne se transforme pas en eau de boudin.

Certes, on peut se trimballer avec une caisse à outils complète.

Mais pourquoi s’encombrer d’une centrale nucléaire quand une dynamo suffit? D’autant plus que les Suisses sont leaders en caisses à outils portatives: le couteau suisse. Encore faut-il savoir choisir le bon.

Victorinox ne se contente pas que de jeter un doute sur la sobriété des officiers de l’armée suisse en ne munissant que leurs couteaux d’un tire-bouchon; le simple troufion étant condamné à dégoupiller des bières. L’entreprise a aussi sorti un couteau destiné à ceux qui interviennent dans le monde de l’informatique: le Cybertool. Son principal avantage est de disposer d’un support d’embouts du style tournevis plat, cruciforme et torx. Bref, de quoi autopsier la plupart des ordinateurs.

Source: Victorinox

Grâce au Cybertool, le PressMITIC a toujours sous la main un outil compact, qui répond à la plupart de ses besoins, que ce soit dans sa vie professionnelle ou personnelle.

Franchement, si un problème informatique ne peut pas être résolu par un Cybertool, cela signifie que c’est du ressort du répondant informatique!

De plus, si on perd un des embouts du Cybertool, on peut toujours le commander en pièce de rechange. Presque tout peut être remplacé, ce qui le rend incroyablement durable.

Actuellement, le Cybertool est disponible en 4 modèles:

Le Cybertool Lite, qui est paradoxalement lourdement équipé:

Source: Victorinox

 

Le Cybertool 29, le plus léger de la gamme:

Source: Victorinox

 

Le Cybertool 34, le classique:

Source: Victorinox

 

Et enfin le Cybdertool 41, pour ceux qui comme moi ont eu un jour besoin d’une scie:

 

Source: Victorinox

 

J’utilise mon Cybertool quotidiennement, il est donc toujours à ma ceinture. Grâce à lui, je peux faire face à presque tous les petits problèmes de hardware que je rencontre dans ma fonction de PressMITIC; et je ne parle même pas de ma fonction de responsable informatique! J’ai longtemps travaillé avec le Cybertool 34, mais depuis deux ans, je me suis laissé convaincre par le 41, plus lourd, mais dont la scie m’a parfois dépanné.

Enfin, si vous êtes du genre parano ou anxieux, sur celui-ci, il ne manque que la tronçonneuse:

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 Posted by at 17:24