jan 062012
 

J’utilise régulièrement les QR Codes depuis plusieurs mois. Il s’agit de codes barres bi-dimensionnels et qui peuvent donc contenir bien plus d’information qu’un code barre traditionnel. Ainsi, on peut y encoder du texte, une URL, une vCard,… Ma carte de visite (en carton traditionnel) contient ainsi un QR Code qui fait le lien vers Edurobot. On peut aussi imaginer y mettre un QR Code contenant l’entier de l’information de la carte de visite.

Par exemple, l’adresse de ce forum donne ceci en QR Code:

qr codes

La fable du Corbeau et du Renard de la Fontaine donnerait ceci:

qr codes

Actuellement, je n’utilise pas professionnellement les QR Codes, contrairement à plusieurs collègues anglo-saxons. Eux ont souvent l’avantage de bénéficier d’une situation en one2one: un iPad par élève.

Ainsi, il leur suffit de projeter à l’écran un QR Code pour que les élèves le scannent depuis leur place, et récupère ainsi de l’information: un lien vers une page d’exercice, du texte,…

Même si nous ne bénéficions pas d’une telle situation, je pense que le QR Code peut raisonnablement se faire sa place dans l’enseignement. J’y vois trois raisons à cela:

1. Créer et intégrer un QR Code ne prend plus que quelques secondes

2. De plus en plus d’élèves sont maintenant équipés d’iPhone, iPod, iPad ou autre smartphone sous Android (la plupart du temps des HTC).

3. Nous faisons de plus en plus de liens entre notre enseignement et le monde virtuel.

Prenons un exemple: la fiche.

Les enseignants distribuent souvent de grande quantité de fiches, que ce soit pour les devoir, comme exercice, pour se perfectionner, ou pour de la théorie.

On peut ainsi imaginer qu’un enseignant de français distribue une fiche d’exercices sur l’accord du passés simple. Il pourrait ajouter à la fin de la fiche une URL et un QR Code qui pointerait vers le corrigé de la fiche, vers un document PDF contenant la théorie de l’accord du participe passé ou vers des exercices supplémentaires en ligne.

Si on ne peut pas encore se passer d’y mettre l’URL de manière traditionnelle (que l’on peut raccourcir avec http://00.lc, un service Edutic.ch), ajouter un QR Code est plus visible et rend les élèves attentifs à ce contenu supplémentaire.

On peut aussi imaginer qu’un enseignant, une fois une évaluation corrigée, colle sur chaque copie une étiquette avec l’URL et le QR Code qui dirigerait vers un PDF avec le corrigé, l’échelle…

Le menu hebdomadaire de la cantine pourrait être affiché aussi sous forme de QR Code, permettant aux élèves de le écuprer sur leur smartphone (quand ils ne sont pas interdits à l’école…)

Et ce n’est que quelques pistes!

Voyons voir maintenant comment on peut créer et utiliser des QR Code:

Générateur en-ligne de QR Codes:

http://www.patrick-wied.at/static/qrgen/

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http://www.onlineqrlab.com

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Créer des QR Codes sur Mac (gratuit):

http://itunes.apple.com/ch/app/qrencoder/id452695239?l=fr&mt=12

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Lire des QR Codes sur Mac (gratuit):

http://www.joshjacob.com/mac-development/qrjournal.php

qr codes

Créer et lire des QR Codes sur iPhone et iPad (gratuit):

http://itunes.apple.com/ch/app/scan/id411206394?l=fr&mt=8

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http://itunes.apple.com/ch/app/qrafter-scanner-et-generateur/id416098700?l=fr&mt=8 (permet de lire et de générer des QR Codes)

qr codes

Enfin, personnellement, sur Mac, j’utilise ce générateur de QR Code (payant):

http://itunes.apple.com/ch/app/qr-generator/id418135939?l=fr&mt=12

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{lang: 'fr'}
mar 062011
 

Le philosophe français Michel Serre partage dans cet article sa vision de l’enseignement et de l’éducation au XXIème siècle. Il dresse les portraits des élèves et des connaissances d’aujourd’hui.

Sa vision est très pessimiste, en ce qui concerne la perception par les générations précédentes des connaissances de ce jeune élève. Je pense pourtant que jamais les jeunes n’ont autant lu qu’actuellement; mais cet acte se déroule surtout hors de l’enceinte scolaire. Quelle frustration pour nous, enseignants! Ecoutons-nous: « nos élèves ne veulent plus lire! Au feu, Molière, Racine, Corneille! Ils ne savent plus apprécier la lecture. Ils ne lisent plus.  » Faut-il que nous ayons des œillères! Ouvrons les yeux, regardons un peu hors des quatre murs sacré de notre classe! L’écrit est omniprésent dans notre environnement; plus que jamais. La lecture n’est plus un acte de savoir, mais un acte purement utilitaire, un automatisme, un sens qui s’ajoute à la vue, l’ouïe et les autres lorsqu’on se déplace en ville. Le jeune lit, donc, par la force des choses, affiches, placards, panneaux, publicités, numéros de bus, tarifs, horaires,…

Le jeune d’aujourd’hui rédige, écrit aussi; mais rarement à la main (sauf à l’école, naturellement; on ne va quand même pas remettre en question 4000 ans de culture éducative, non?). Vous jugez ses écrits médiocres? Son orthographe déplorable? A vos yeux, seulement. Il est vrai qu’il ne s’adresse pas à vous, mais à ses contemporains. Ses écrits véhiculent sa culture et est adaptée aux moyens de diffusion qu’il utilise quotidiennement (SMS, IRC,…). C’est aller un peu vite en besogne que d’oublier que l’imprimerie à permis la diffusion à grande échelle d’autres écrits que la Bible, que la mécanisation de celle-ci a engendré la multiplication des écrits à très grande échelle (journaux, romans, affiches,…) et que l’ordinateur commence seulement à dématérialiser. Les 160 signes des SMS vous paraissent dérisoires. Mais à coup de 20, 30 ou 40, si ce n’est pas centaines de SMS quotidiens, nos jeunes écrivent bien plus que le plus passionné des amoureux épistolaire a pu écrire de lettres à sa douce durant le même temps. 160 caractère, fois 100, cela fait quand même 16’000 caractères. Et le tant décrié langage SMS est en fait un vecteur de communication très efficace et économe en caractères. Imaginez les idées que l’on peut dans ce cas colporter avec 16’000 d’entre-eux! Enfin, ayant ces derniers temps visité plusieurs châteaux, je ne vois guère en quoi les SMS d’aujourd’hui sont plus pauvres que les centaines de graffitis médiévaux qui courent les murs des salles d’arme ou de chevaliers.

Ah, oui, Molière. Déjà jeune, les lectures scolaires me barbaient au plus haut point. Je ne peux aujourd’hui blâmer mes élèves de penser la même chose. A l’époque, parfois, une lecture trouvait grâce à mes yeux et devenait une clé qui m’ouvrait une nouvelle porte de la littérature; alors que d’autres mes sont restées hermétiquement fermées (et le sont pour certaines toujours à ce jour).

Alors, mes élèves n’aiment pas lire en classe? Qu’importe, puisqu’ils sont de grands lecteurs hors de ma classe.

La conclusion, je la laisse à Michel Serre: je voudrais avoir dix-huit ans, l’âge de Petite Poucette et de Petit Poucet, puisque tout est à refaire, puisque tout reste à inventer.

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/03/05/eduquer-au-xxie-siecle_1488298_3232.html

{lang: 'fr'}
jan 192011
 

A l’école, il existe un appareil que je hais: le rétroprojecteur. Non seulement c’est le genre d’appareil à même de tuer toute motivation auprès des élèves, mais surtout, c’est probablement le pire instrument pédagogique qui soit. En effet

- L’enseignant est contraint à regarder une vitre trop brillante, qui fatigue les yeux

- L’enseignant doit écrire debout, chose que je déteste particulièrement

- La luminosité inégale (sombre dans les bords) rend son utilisation pénible

- L’écran est souvent ridiculement petit, en particulier pour les élèves en fond de classe

- Sa faible luminosité oblige à travailler avec les stores clos et les lumière éteintes

Ce dernier point est sans doute le pire. En règle général, quand un enseignant travaille au rétroprojecteur, les élèves doivent souvent suivre et/ou recopier dans leur cahier. Mais l’usage du rétroprojecteur impose ainsi le travail dans une pénombre qui fatigue les yeux et qui donne une envie de somnoler. J’en ai pour preuve mes trois ans de gymnase, avec toujours des fatigues oculaires (et je n’avais pas d’ordinateur, à l’époque).

Le rétro, c’est le Mal de l’enseignement!

Heureusement est arrivé le vidéoprojecteur. Ah, bien lui, il ne permet plus d’écrire directement à la main. Par contre, il est souvent plus lumineux et il permet de projeter sur des écrans plus grand. Mais une fois encore, il faut travailler dans la pénombre… Merci le progrès!

Et puis, j’ai découvert ça:


Le vidéoprojecteur à LED CASIO XJA-145
Les caractéristiques des LED sont alléchantes pour un usage scolaire:
- Durée de vie de la lampe: 20’000 heure!- Même prix qu’un beamer conventionnel- Allumage et extinction quasi immédiat, sans préchauffage ou refroidissement- Taille et poids réduit
Mais surtout… QUELLE IMAGE! QUELLE LUMINOSITE! Avec ce beamer, je peux travailler en classe, les lumière allumées et les stores ouverts. L’image reste parfaitement claire, lisible et contrastée! Le rendu des couleurs est très bon, même lorsque la pièce n’est pas sombre. Enfin fini, ces corvées de cours dans la pénombre, les stores baissés en plein été alors qu’il fait grand beau dehors! Je l’ai mis en parallèle d’un projecteur conventionnel de puissance équivalente: il n’y a pas photo: le projecteur conventionnel est SOMBRE à côté!
J’en suis tellement convaincu que je viens d’en commander trois pour mon école.

{lang: 'fr'}
nov 212010
 

L’introduction des technologies modernes dans l’enseignement ne se fait pas sans quelques problèmes. Parmi ceux-ci, je constate que l’enseignant qui veut utiliser des moyens multimédias dans ses cours se transforme vite en un âne bâté… au premier sens du terme (n’allez pas croire que je médis sur mes collègues!). Pour rappel, un âne bâté est un âne qui porte un bât, c’est à dire un support sur lequel on place la charge que doit porter l’âne.

Dans beaucoup d’écoles (et dans la mienne), beaucoup de classes ne sont pas équipées en beamer et matériel de sonorisation. Je vous dresse donc le tableau de votre serviteur, quand, bravement, il a décidé d’intégrer les MITIC dans son enseignement:

Imaginez un prof, ombrageux et au cheveu rare. Collez-lui un lourd sac, dans lequel se trouve un ordinateur portable, un chargeur, une pile de livres, classeurs et autre matériel traditionnel de l’enseignant (sauf des stylos… il n’y jamais de stylos).

Ajoutez un autre sac avec le beamer, puis une bobine de fil électrique ou une rallonge avec multiprises, un carton avec des haut-parleurs amplifiés, quelques dizaines de mètres de câbles en tous genres et trouvez le moyen de faire tenir encore une ou deux piles de photocopies.

Voici l’étrange silhouette, voûtée, ahanante, que vous risquez de croiser dans les couloirs d’une école.

Le problème a été en partie résolu avec l’utilisation d’une caisse sur roulette, qui se tire comme une valise, elle-même sur roulette. Cette caisse, d’un poids non-négligeable, puisqu’elle contient une grande partie du matériel listé ci-dessus, se trouve devenir un véritable fardeau, dans la mesure où bien peu de bâtiments scolaires sont équipés d’ascenseurs.

S’il n’y avait que ce problème, cela ne serait guère grave. Après tout, les enseignants ont suffisamment de vacances pour passer quelques semaines par an en rééducation pour des problèmes de dos. Non. Le vrai problème provient du temps perdu.

A votre avis, combien de temps faut-il pour:

  • Dérouler et bracher la rallonge électrique
  • Sortir, allumer, brancher l’ordinateur
  • Sortir, installer et brancher le beamer, avant de le câbler à l’ordinateur
  • Sortir, installer et brancher les hauts-parleurs

J’y arrive, avec beaucoup d’entrainement, en à peu près 5 minutes. Mais pour un enseignant qui n’est pas spécialiste en MITIC, il faut compter près de 10 minutes. Sans compter les éventuels (mais fréquents) problèmes à résoudre.

Ensuite, il faut démonter le matériel, après avoir attendu près de 5 min que le beamer refroidisse. Sachant que dans mon établissement, nous n’avons que 5 min d’inter-cours, tout le temps excédentaire empiète sur le temps d’enseignement.

Demain, j’ai rendez-vous avec des spécialistes pour équiper trois nouvelles salles en beamers fixes (bien sûr, pas celle où j’enseigne le plus), plus équiper une salle avec une tablette interactive.

Dans mon canton, aujourd’hui, l’inégalité entre les établissements scolaires ne se joue plus sur la dotation en ordinateurs, mais en équipements MITIC (beamers, tablettes interactives, caméras, appareils de photo,…).

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