faits divers et trucs variés

Les brumes de mon cerveau ne sont plus coopératives

 

De la poésie du quotidien

Mon portable/handy/natel/you name it est très bien élevé. Son dictionnaire automatique ne connait ni “merde” ni “chiant”.
Du coup certains de mes sms, écrits trop vite ou sous l’effet de boissons dont le ministère de la santé déconseille l’abus, en deviennent presque surréalistes. Au lieu d’être vulgaire ou informatifs. Mes collègues deviennent chicou, et certains jours je vis des journées de mesde. Et du coup, en lisant ca, mon humeur s’améliore.
Moralité, pour être de bonne humeur, achetez un téléphone capricieux.

[Ceci était un message sponsorisé par alcatel en réponse à l’étalage de technologie dont j’ai été témoin dnas un resto thai, étalage organisé par deux charmants jeunes hommes avec lesquels j’ai passé une très bonne soirée.]

Publié dans : billet entièrement non sponsorisé
par frédérique
Le 21 août 2008
À 10:22
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Par un après midi très froid. Des premiers jours de 1713 ou le monde tel qu’il est.

Au revoir. Plus vite, suivez le mouvement, prenez la peine de courir, si vous voulez barrer la route à ceux qui tombent de fatigue, lever le rideau de leurs défaillances. Il ne reste du triomphateur que son étoile, une petite nuit d’amour pour la légende.
L’oeil parle de tout un rien, en finit vite de disperser ses secrets puérils aux quatre murs qui lui ouvrent leurs tapisseries bien amarrées sur des forêts d’automne. Les meubles tapent sur leurs clous comme sur des perles. Les miroirs ont fait volte-face et bayent aux horloges de poussière. Un vrai paradis. Une dentelle de profil cette fêlure dans la vitre, cette légère fumée qu’un doigt de vin, fils d’une main ivre, s’apprête à labourer. Un sac de cuir complètement usé répand sur les dalles ses pistoles parasites. Pour apprendre que le désordre vestimentaire est l’indice d’une conscience mal peignée, il faut aller au vestiaire. Là, mes pauvres habits couchent sur un banc, dans l’intime nuit du faux dedans, comme des moules. Dans la cour transformée en un missel grossièrement imprimé, l’ordure patiente religieusement.
J’ai tout ce que je voulais excepté ce que je voulais. J’ai dit non aux prudents, aux sages, aux jaloux, non aux croyants, aux sceptiques, aux forts, aux faibles, aux naifs, aux menteurs, non aux bougies qui séparent le lecteur et les oiseaux nocturnes de la nuit, le silex du feu, oui aux femmes et à moi-même. J’ai alors rencontré des résistances incroyables, j’ai été obligé de me séparer de ce que j’aime. L’acharnement des piqueurs, des louvetiers, des ratiers, des pourfendeurs de dragons à poser leur soulier sur la bête découronnée n’est rien comparé à la rage. Je ne me possédais plus. Les femmes atteignaient en un clin d’oeil l’âge de raison et m’échappaient. Elles fructifiaient comme une addition, elles se déplumaient de leur nudité, elles renversaient leur verre pour être chastes. Au galop sonore des courageuses plaques de cuivre qui protègent leurs portes des mains sales, le rêve continuel de la belle amie, une jeune femme blonde aux yeux forfaitaires, s’ingéniait à broder d’alphabets intégraux le linge de la révélation. C’en était fait, j’avais oublié ce que je voulais. J’avais les morts en poche.
Seules restaient en présence ma fureur et ma faculté d’en rire tristement semblable à une garniture de cheminée.

[Paul Verlaine, extrait de La rose publique.]

Publié dans : Zitat
par frédérique
Le 20 août 2008
À 9:31
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ah et

avant de dire de quelqu’un qu’il n’est pas un grand champion, ca serait bien de regarder le palmarès et les heures d’entraînement, derrière: qui peut me donner le nombre de licenciés en natation/judo/escrime, et le nombre de gens qui ont réussi à se qualifier pour les finales olympiques, en France cette année?
Ya du lynchage absolument immérité, et ca m’énerve. Qu’on leur foute la paix!
Je suis pas comme Coubertin, l’important c’est non seulement de participer mais aussi de gagner. Seulement participer c’est déjà largement au dessus des possibilités des gens qui regardent sans agir (ce qui est le propre du journaliste/chroniqueur/you name it). Du coup, je ne dis pas que seuls les athlètes de haut niveau ont le droit de donner leur avis, mais simplement que les autres devraient tenter de prendre la mesure du travail effectué avant de (tenter de) démolir les gens.
C’est beaucoup demander?

Publié dans : windmills of my mind
par frédérique
Le 15 août 2008
À 10:05
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Snobisme

J’aime pas:
-le gars qui salue tout le monde dans une pièce, sauf la personne la moins “gradée/payée/importante”. Ce genre de gens doivent être constamment en train de surveiller leurs arrières, ca doit être pénible.
-les systèmes informatiques qui décident de se mettre en grève le jour où les gens sont en effectif réduit.

J’aime:
-avoir le temps de prendre un thé et de faire mes sandouiches le matin
-voir un poids satisfaisant sur la balance
-mettre un nouveau jean
-planifier des sorties avec des (futurs?) amis
-dormiiiiiiiiir!

Publié dans : windmills of my mind
par frédérique
Le
À 9:59
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work

je suis donc officiellement guérie. Encore un quart d’heure et je monte dans le train. Et je prévois le drame. D’abord, il fait froid. On a tendance à l’oublier quand on ne se lève plus aussi tôt le matin, mais là, il caille. Comme je finis à 20h, c’est pas forcément intelligent de prendre un pull.
Ensuite, la sncf a décidé d’emmerder encore plus les gens qui bossent les 15 et 16 aout (dont je fais partie) en bloquant les rer C et D (après tout on se demande à quoi ils servent, hein), rallongeant donc mon temps de trajet, au lieu de mettre une heure et demi je vais mettre deux heures.
TOut ca pour dire indépendamment de ca, je ne veux pas travailler (et puis je fume)

Publié dans : windmills of my mind
par frédérique
Le 14 août 2008
À 7:33
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La cité des livres qui rêvent, de Walter Moers.

Wow. C’est censé être un bouquin pour gosses. je crois pourtant que tout gros lecteur sera enthousiasmé par une telle lecture. C’est du Jasper Fforde (celui de l’affaire Jane Eyre) mais sans les références littéraires qui rendent Jasper un peu hermétique.
On suit le jeune Hindegunst Taillemythes (tout un programme), jeune dragon (77 ans, un gamin!) à la découverte de Bouquinville, une cité remplie de libraires bâtie sur des souterrains pleins d’ouvrages et de personnages mystérieux.
Une lecture parfaite pour l’été, pas exigeante du tout intellectuellement, mais complètement dépaysante, qui se lit sans effort (ya même des illustrations!). Absolument génial, donc.

Gros bémol, comme pratiquement tous les livres pour gamins, pas de poche. Et 23 euros le livre, c’est un peu chérot.

[Anne, rue toi dessus en rentrant de tes vacances, ca vaut le coup -et je peux te le prêter ;-)-]

Publié dans : culture et cyanure
par frédérique
Le 13 août 2008
À 11:12
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considérations cahiéristiques.

(et pas carriériste, je sais vraiment pas faire)
J’ai 4 cahiers en cours.
Un cahier de citations, le genre de truc que tout le monde ou presque commence à 10 ans avec le world famous j’aimerais être une larme blabla pour mourir sur tes lèvres. D’où je tire d’ailleurs les citations de là en haut à droite. C’est un cahier basique de ma période “quand je serais grande je sauverai le monde” (avec un grand singe qui fait bye bye de la main.
IL n’y a plus que quelques pages de libres et son successeur est déjà prêt, c’est un cadeau fait lors d’un swap, ligné et toujours écolo (papier recyclé).
Un carnet vert pour les expos, les cinés, les états d’âme. Le genre de cahier qui menace d’exploser, celui qui fait business woman, un peu. Sauf que dans le mien ya des prospectus de marabouts (okazou), un sac à crotte de chiens, des programmes de pièces de théâtres nulles et de moments de fous rires fantastiques. Un condensé de ma vie mais il n’y a jamais rien de frais: il reste dans mon bureau, part rarement en vacances parce que trop lourd.
J’ai aussi un cahier à petit bonheur, aux pages en papier recyclé artisanal, qui attend que je trouve le stylo qui ne bave pas sur ses pages, tout en glissant sur leurs rugosités. Parce que le cahier idéal reflète l’écriture sans scories inutiles.
Et il y a mon cahier de brouillon. Un cambridge, aussi. Un petit format (pour un cahier, donc pas un carnet, ho, vous suivez?) de 96 pages, avec des schémas à montrer aux potes pour mes projets de conquête du monde, des instantanés écrits à chaud, les adresses mails des zamis, les horaires du taf, les pestacles prévus, un peu comme un agenda, j’imagine, sauf que dans les agenda je me retrouve pas du tout, je suis perdue, moi je suis organisée par groupes thématiques, dans ma tête, et pas du tout par ordre chronologique, l’agenda disperse les infos.
Pas de grand art là dedans, je saute des pages, rature, bacle.

Mais il est fini. Alors j’ai hésité. C’est un cahier qui me suit partout, dans lequel je dois pouvoir me sentir libre d’écrire n’importe quoi n’importe quand. Cependant la solution cahier de brouillon avec autocollant s’est avérée n’être pas idéale: la couverture n’a pas résisté, et le format était un peu grand pour rentrer dans tous mes sacs à main. D’où recherche, qui devait être menée rapidement.
Dans la boutique, des moleskines. exclus parce que j’en ai déjà offerts; ils sont un peu trop sobres pour moi et avec des formats pas pratiques, du moins ceux présents dans la boutique. Des cambridge, aussi, mais retoqués pour les raisons exposées ci dessous.
Et les paperbanks. Dont l’un, coup de coeur, avec une carte ancienne dessus (j’adoore) mais pas le bon format, et du coup un peu cher et ptet même trop beau pour l’employer tous les jours. Mais couverture cartonnée, design chaleureux, un peu à l’opposé des moleskines auxquels je reproche leur trop grande sobriété.
De plus, il y avait mon format idéal, un compromis entre le cahier (idéal pour moi mais pas pour mon sac) et le carnet (trop petit surtout que je laisse toujours une marge libre). Avec un papier qui glisse bien, un rabat pour les cartes de visites et autres petits prospectus, et un élastique pour ne pas que le tout se casse la figure.
C’est donc reparti pour de nouvelles aventures, en noir et bleu, cette fois-ci.

Publié dans : windmills of my mind
par frédérique
Le 12 août 2008
À 12:52
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notre besoin de consolation est impossible à rassasier

(c’est le titre d’un livre dont je voulais vous parler, mais je garde cette histoire encore pour un instant, pour un instant seulement*, juste parce que c’est la dernière belle chose qui me soit arrivée. Quand la prochaine la poussera vers la sortie, je vous raconterai celle là :-))
Toujours est-il que dans les statistiques estivales:
-La poste croate est pas mal (10 jours)
-celle de l’Argentine est digne de celle du Mexique (still counting et 4 semaines)
-l’islandaise est capricieuse et livre les numéros pairs avant les numéros impairs
-l’allemande est toujours au top, le cours de la carte postale est au plus bas tandis que celle du colis/livre est au top (livraison à domicile et une semaine)
-l’autrichienne se fait attendre mais le défi est d’importance et pas évident à relever
-l’espagnole est… particulière (10 jours/4 jours, que ceux qui comprennent m’écrivent)
Et vous, vous attendez quoi pour me narguer?

*je sais, je sais, mais en même temps c’est du Brel alors merde, j’ai le droit!
Pis hop, un chtit noir désir.

Publié dans : windmills of my mind
par frédérique
Le 11 août 2008
À 1:24
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Une cuisine orange

4 étages à pieds, 3 bouteilles de vin, 2 musées (jvous raconterai), 2 thèses 3 auteurs 2 livres, 2 bières…
une journée de bonheur.

Publié dans : windmills of my mind
par frédérique
Le 4 août 2008
À 23:14
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Les ptites phrases

J’ai bien rigolé quand j’ai entendu
-”nan mais un demi citron c’est pas un citron coupé en deux, hein”
et
-”l’évidence est aux imbéciles ce que le rouge est aux daltoniens”
Voila. Pas de texte hautement philosophique aujourd’hui!

Publié dans : Zitat
par frédérique
Le 1 août 2008
À 9:47
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