(et pas carriériste, je sais vraiment pas faire)
J’ai 4 cahiers en cours.
Un cahier de citations, le genre de truc que tout le monde ou presque commence à 10 ans avec le world famous j’aimerais être une larme blabla pour mourir sur tes lèvres. D’où je tire d’ailleurs les citations de là en haut à droite. C’est un cahier basique de ma période “quand je serais grande je sauverai le monde” (avec un grand singe qui fait bye bye de la main.
IL n’y a plus que quelques pages de libres et son successeur est déjà prêt, c’est un cadeau fait lors d’un swap, ligné et toujours écolo (papier recyclé).
Un carnet vert pour les expos, les cinés, les états d’âme. Le genre de cahier qui menace d’exploser, celui qui fait business woman, un peu. Sauf que dans le mien ya des prospectus de marabouts (okazou), un sac à crotte de chiens, des programmes de pièces de théâtres nulles et de moments de fous rires fantastiques. Un condensé de ma vie mais il n’y a jamais rien de frais: il reste dans mon bureau, part rarement en vacances parce que trop lourd.
J’ai aussi un cahier à petit bonheur, aux pages en papier recyclé artisanal, qui attend que je trouve le stylo qui ne bave pas sur ses pages, tout en glissant sur leurs rugosités. Parce que le cahier idéal reflète l’écriture sans scories inutiles.
Et il y a mon cahier de brouillon. Un cambridge, aussi. Un petit format (pour un cahier, donc pas un carnet, ho, vous suivez?) de 96 pages, avec des schémas à montrer aux potes pour mes projets de conquête du monde, des instantanés écrits à chaud, les adresses mails des zamis, les horaires du taf, les pestacles prévus, un peu comme un agenda, j’imagine, sauf que dans les agenda je me retrouve pas du tout, je suis perdue, moi je suis organisée par groupes thématiques, dans ma tête, et pas du tout par ordre chronologique, l’agenda disperse les infos.
Pas de grand art là dedans, je saute des pages, rature, bacle.
Mais il est fini. Alors j’ai hésité. C’est un cahier qui me suit partout, dans lequel je dois pouvoir me sentir libre d’écrire n’importe quoi n’importe quand. Cependant la solution cahier de brouillon avec autocollant s’est avérée n’être pas idéale: la couverture n’a pas résisté, et le format était un peu grand pour rentrer dans tous mes sacs à main. D’où recherche, qui devait être menée rapidement.
Dans la boutique, des moleskines. exclus parce que j’en ai déjà offerts; ils sont un peu trop sobres pour moi et avec des formats pas pratiques, du moins ceux présents dans la boutique. Des cambridge, aussi, mais retoqués pour les raisons exposées ci dessous.
Et les paperbanks. Dont l’un, coup de coeur, avec une carte ancienne dessus (j’adoore) mais pas le bon format, et du coup un peu cher et ptet même trop beau pour l’employer tous les jours. Mais couverture cartonnée, design chaleureux, un peu à l’opposé des moleskines auxquels je reproche leur trop grande sobriété.
De plus, il y avait mon format idéal, un compromis entre le cahier (idéal pour moi mais pas pour mon sac) et le carnet (trop petit surtout que je laisse toujours une marge libre). Avec un papier qui glisse bien, un rabat pour les cartes de visites et autres petits prospectus, et un élastique pour ne pas que le tout se casse la figure.
C’est donc reparti pour de nouvelles aventures, en noir et bleu, cette fois-ci.