ce soir rosé avec E. avant que la foule ne débarque, puis Sab, Isa, Chaipuki, Laurent, Marianna. La dream team. Me sentir aimée pour ce que je suis, pour la deuxième soirée de suite. Sentir leur/votre soutien. Avoir le courage, la force, après avoir fait la provision de votre amitié, de vos idées, de vos avis, de dire à ceux qui me manquent qu’ils me manquent, volonté de marquer l’instant, de faire mentir celui qui n’était pas là et ses “depuis le temps, tu devrais commencer à t’y habituer”.
C’est pas que je ne m’habitue pas, hein, j’ai rarement passé d’aussi bonnes soirées en étant moi-même, rarement autant apprécié un massage des épaules, une bouteille de rosé, un dernier verre, une escalope milanaise.
Mais je ne peux pas, et je ne veux pas, perdre ceux qui m’ont construite, ceux qui m’ont aidé à faire de moi-même ce que je suis. Ceux qui ne sont plus là, par choix, par désintérêt, par cette saloperie de distance géographique, parce que nos reflets dans le miroir s’éloignent.
Parce que je refuse de vous laisser partir, même si je sais que ce serait finalement ma plus grande preuve d’amour, je n’en suis pas capable, alors je vous porte en moi, répétant après moi les mots que j’ai tressés, et qui pour vos beaux yeux tout aussitôt moururent.
Vous savoir heureux me rend heureuse. Votre bonheur fait naitre un sourire banane sur mes lèvres. Je ne demande pas à faire partie intégrante de votre vie, juste de pouvoir en être la spectatrice, être sure que vous allez bien, que tout est pour le mieux.
Je suis juste incapable de vous laisser partir en sachant que j’ai merdé.
Et si tu doutes encore, si tu te demandes si je parle de toi, si le doute te taquine alors saches que oui, bien sur tu es concerné(e). Mais tu sais quoi? Spas grave. Je t’aime quand même. Ya assez de place pour tout le monde, là dedans.
[boah, ca devient visqueux sirupeux là dedans. But guess what? I do not care. At all.]