Tout cela est-il bien raisonnable?

Les brumes de mon cerveau ne sont plus coopératives

 

une exécution ordinaire, Marc Dugain

J’ai vu le film avant de lire le livre, une fois n’est pas coutume.
Mais le film est excellent. et je dis ca d’un film francais, d’époque, qui retrace la fin de la vie de Staline (1952/53).
Autant dire que c’était pas gagné. Mais les acteurs (André Dussolier, Marina Hands et Edouard Baer, pour ne citer que les plus visibles d’entre eux) sont excellents, justes, fins.
Pas de longues tirades à la Lucchini, une belle part est laissée au silence.

Le film ne tient que par la qualité du scénario et le jeu des acteurs, mais ya t-il besoin d’autre chose? Ca aurait pu tout aussi bien être un téléfilm, pas besoin de le voir sur grand écran.
Mais un film à voir, sans aucun doute. D’ailleurs, la salle était complète, et c’est largement mérité.

Publié dans : culture et cyanure
par frédérique
Le 7 février 2010
À 15:36
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tea and coffeine

cette semaine a été placée sous le signe de l’adrénaline, on m’a fait peur, et j’ai joué à me faire peur, aussi.
Mais parfois avoir peur c’est réussir à avancer, ne pas se laisser enfermer dans des situations qui ne me plaisent plus (si tant est qu’elles m’aient déjà plu).
Mercredi soir le funambule est tombé. C’est pas une image, c’est la réalité, et ca se passait sous le chapiteau de la villette. Pendant un instant qui m’est apparu comme une éternité il n’a plus bougé et un silence tragique a régné sur la salle.
Je vais revoir le spectacle ce soir et je ne sais pas si il sera remonté sur son fil, ni même s’il en est capable. Les risques du métier, prétendent certains.
Même si on prend des risques et qu’on en est conscient, j’aimerais pourtant garder à l’esprit que le pire n’est jamais sûr.
Et rien que parce que dans sa vie professionnelle ce garcon a choisi de se mettre consciemment en danger, d’avancer droit sur un fil étroit, je l’admire. et je lui souhaite bon vent, aussi.
Parce que comme le pire n’est jamais sûr, la prochaine fois, son salto ne l’emmènera pas à l’hôpital.

Publié dans : Non classé
par frédérique
Le 5 février 2010
À 9:07
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Même quand je vais à Lille

je me retrouve à la piscine. Celle de Roubaix, en fait. Une ancienne piscine art déco (comme la piscine Talleyrand à Paris, pour les ceusses qui connaissent), le soleil descendait, ses rayons au travers de la verrière, on était toutes les deux, on était bien.
Et puis ya eu lui
Et ses fulgurances que je n’avais pas côtoyées de si près depuis monsieur Paribus, des choses qui font voir la vie depuis l’autre côté.
Et puis les bières et puis la chaleur et puis des moulures et puis des lampes si belles que je les aurais volontiers emportées.
C’était un week-end, c’était trop court, c’était bien.

Publié dans : musique maestro!, voyage, windmills of my mind
par frédérique
Le 1 février 2010
À 20:39
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le random et le shuffle, c’est la même chose?

5 personnes autour d’une table.
Rires.
Mangeaille
Pate de speculoos.
Nathalie de la compta.
et quand même… et toujours.
Ce manque à en crever.
Tu me manques, et c’est pas juste.

[et on est bien d’accord que c’est t’accorder beaucoup d’importance que de considérer que tu aurais eu ta place dans un dîner comme celui là. Et je suis parfaitement consciente que c’est un aveu de faiblesse que de dire que tu m’as manqué. et je m’en tape.]

Publié dans : sirupeux, windmills of my mind
par frédérique
Le 28 janvier 2010
À 1:49
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Time after time

Hier soir, avachis sur un canapé devant un écran géant, devant le dernier star trek, on s’est lancé dans un grand débat.
Je me plaignais que les monstres d’aujourd’hui avaient tous la même tronche: le monstre de la planète glaciale ou Kirk atterrit ressemble beaucoup aux monstres d’alien, qui a un air de famille avec predator, qui lui même ressemble très fort à ceux de starship trooper.
Je suis très bon public et de toute facon toutes ces horeurs me fichent la trouille, ya pas à tortiller. Mais tout de même, et bien qu’étant moi-même dépourvue de toute imagination, je m’étonne. Depuis Abyss, je n’ai vu que des monstres qui se ressemblaient.
La personne qui partageait le canapé pense, lui, que les créateurs n’ont pas le choix. Qu’ils doivent prendre des points de repère communs. Il défendait le principe d’une idée du monstre qu’on déclinerait à l’infini, avec des éléments incontournables (de type crocs, grande bouche…etc.), afin que le spectateur identifie immédiatement la chose, du genre “warning, monstre”.
Je ne sais toujours pas si c’est obligatoire, mais en tout cas, la nature elle même est beaucoup plus inventive. En ce moment sur arte +7 il y a deux docus sur l’indonésie, ben les bébêtes elles ont une autre gueule que les nôtres, alors qu’elles vivent sur la même planète.

[et si la personne en question maitrisait un peu mieux l’anglais, je lui conseillerais LOLTHULHU, même si le site n’a pas été updaté depuis des lustres.]

Publié dans : voyage, windmills of my mind
par frédérique
Le 24 janvier 2010
À 18:04
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Frédérique apprend la vie.

Depuis que j’ai emménagé dans mon nouvel appart’ qu’il est trop bien lumineux et plein de plantes, j’ai l’un des spots de la cuisine qui marche pas.
Bon, n’allez pas vous imaginer que ma cuisine fait 6 500 m², hein, mais bon, ya 2 spots. Dont l’un qui s’allumait pas. Mon frère est passé, a regardé, n’a rien trouvé. F. est passé, n’a rien trouvé… Mon papa a démonté la lampe.
Les S. sont passés, ont en effet constaté que ca ne marchait pas.
Hier soir, mon propriétaire passe prendre un thé (vert, sans sucre), on discute de la prise magique (celle qui, quand je branche quelque chose dessus, déclenche mon réveil à l’opposé de la pièce), de la hotte aspirante que j’attire de mes voeux (suggestion validée), des rangements manquants dans la cuisine (là par contre la plus value sur l’appart serait telle que je ne pourrais plus continuer à le louer)… et de la fameuse lampe.
Et je dis donc à monsieur chapeau (spas sa faute) que bon, ben le spot de droite ne marche pas.
Et là… il s’approche et dis “ah oui?!”, et là… il appuie sur un interrupteur pas franchement caché.
Et la lumière fut.
Vous pouvez rire.

[moi ca fait 2 jours que l’anecdote me met le sourire aux lèvres.]

Publié dans : windmills of my mind
par frédérique
Le 20 janvier 2010
À 18:52
Commentaires : 2
 
 

Sunday is postcard day

J’ai de plus en plus de mal à me lever le matin. J’en serais presque au retard au travail.
La fatigue me tient. La lassitude, aussi.
Je sais que c’est juste un manque de magnesium, comme tous les ans, mais d’habitude, le craquage arrive plus tard, en fin d’hiver.
Vous vous rendez compte qu’on n’est qu’au début de l’hiver? Théoriquement il y aurait encore plein d’occasions d’aller prendre l’air, de voir le blanc, de respirer, de faire du ski-bar.

Sauf que les journées s’enchaînent sans que je fasse quoi que ce soit pour moi. Ou du moins sans que je me force à faire quelque chose de rébarbatif uniquement pour moi. J’ai juste l’impression de me laisser couler alors qu’en apparence, pas du tout. Je sors, je recois, je prévois des trucs, je lis deux livres en même temps (pourtant j’aime pas, mais c’est en deux langues, et je ne peux pas lire en allemand le soir, je décroche trop vite et après les pensées virevoltent au lieu de se calmer), je vais au théâtre, je me balade, je fais les soldes. J’ai de la compagnie, sans parler d’un nous (mais je tiens pas à parler d’un nous, le nous ca me gonfle, Vierbeiner attitude).

Je sais pas, mais 2010 commence beaucoup plus doucement que 2009 n’a fini, et ca me réjouit pas des masses.
Ptêt que finalement, moi aussi, la raisonnablitude me gagne.

Publié dans : Sprachchaos, sirupeux
par frédérique
Le 17 janvier 2010
À 22:57
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je sais pas pourquoi

Jean Jacques Goldman - En passant

Toutes les ébènes ont rendez-vous
Lambeaux de nuit quand nos ombres s’éteignent
Des routes m’emmènent, je ne sais où
J’avais les yeux perçants avant, je voyais tout

Doucement reviennent à pas de loups
Reines endormies, nos déroutes anciennes
Coulent les fontaines jusqu’où s’échouent
Les promesses éteintes et tous nos vœux dissous

C’était des ailes et des rêves en partage
C’était des hivers et jamais le froid
C’était des grands ciels épuisés d’orages
C’était des paix que l’on ne signait pas

Des routes m’emmènent, je ne sais où
J’ai vu des oiseaux, des printemps, des cailloux
En passant

Toutes nos défaites ont faim de nous
Serments résignés sous les maquillages
Lendemains de fête, plus assez saouls
Pour avancer, lâcher les regrets trop lourds

Déjà ces lents, ces tranquilles naufrages
Déjà ces cages qu’on attendait pas
Déjà ces discrets manques de courage
Tout ce qu’on ne sera jamais, déjà

J’ai vu des bateaux, des fleurs, des rois
Des matins si beaux, j’en ai cueilli parfois
En passant
J’ai ce texte dans la tête depuis dimanche. Alors que ca correspond pas du tout à mon état d’esprit en ce moment. Bizarre.

Publié dans : musique maestro!, ranafout, sirupeux
par frédérique
Le 11 janvier 2010
À 20:00
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les bonnes résolutions

J’entends ou je lis ca et là qu’il ne faut pas prendre de résolution pour la nouvelle année, que ca ne tient jamais, que ca fait dépenser des sous (si vous avez décidé de vous remettre au sport) ou bien qu’ensuite on se torture inutilement parce qu’on ne les tient pas, alors que c’est le Mal.
Etrangement et alors que je suis une pratiquante fervente du masochisme psychologique (=alors que je psychote pour tout et rien, et de préférence pour rien), je suis pour les bonnes résolutions.
Les prendre en début d’année, c’est juste symbolique: c’est une période à laquelle on a tendance à faire un bilan: à chaque fois qu’on écrit ou qu’on voit la date, on est pratiquement contraint d’être dans une logique de changement, et en fait, chaque fois qu’on écrit “2010″, on se rappelle ce que l’on s’est promis. Histoire de ne pas oublier que l’on s’est fixé un objectif. Tant qu’on fait pas une fixette sur les délais nécessaires à l’atteindre, tout va bien, non?

Publié dans : windmills of my mind
par frédérique
Le 10 janvier 2010
À 20:15
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Mi fraise, mi cacao

j’ai longtemps cru ne pas avoir d’amis d’enfance. Mais…
je ressens sa tendresse à travers ses mots, et sa tristesse à l’idée de ne pas pouvoir passer alors même qu’on est, pour une fois, en même temps dans le même pays. On se connait depuis 20 ans.
il me parle de son désir d’enfant, pas partagé par sa femme. On admire les nains de jardin ensemble depuis 29 ans.

Ils écoutent mes emportements, soutiennent mes envies, rient avec moi, n’y vont pas par 4 chemins quand je dévie, viennent me chercher à l’aéroport quand il neige, s’invitent à la maison quand ils veulent.

Lentement, depuis que je sais qui je suis, ils reprennent leur place, celle qu’ils avaient intelligemment laissée à plus brillant, plus flamboyant qu’eux. Et je leur laisse, leur place, comme je laisse la place à ceux qui ont préféré s’éloigner, qui peuvent toujours revenir.
Il n’y a pas de trahison, pas de grands serments, juste une orbite qui s’éloigne, puis se rapproche, ou pas.
Demain aucun de ceux là ne sera là. Parce que la géographie, parce que les distances, parce qu’ils sont rois dans l’art de ne me faire ressentir aucune contrainte.
J’ai des amis formidables.

Et la bande son de cette soirée mi fraise mi cacao, c’est Love is the end, de Keane.

Publié dans : sirupeux, windmills of my mind
par frédérique
Le 8 janvier 2010
À 22:47
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