je suis du matin. Mon horloge perso, à 6h30/7h, elle dit “debout là dedans” (surtout quand elle est activement aidée par le réveil et le pas léger de mon papa). Ayant en plus besoin de beaucoup de sommeil, (8h dans l’idéal), je me couche tôt. Résultat, à partir de 23h, c’est extinction des feux.
En plus, j’ai le sommeil hyper léger. La moindre pluie sur ma fenêtre de toit, le moindre moustique, un frère qui rentre à 4h du mat, et hop, me voila réveillée.
Tout ceci pour vous dire qu’avant hier, mon gentil collègue qui a envoyé son sms à 5h42 ne m’a pas forcément réveillée. Mais le coup de fil à minuit passé (d’un numéro que je ne connais pas, en plus, et qui n’a pas laissé de message, merci les amis) et le moustique, cette nuit, si.
Je croyais que le WE c’était pour se reposer?
[la conséquence de mon manque de sommeil, c’est que je suis encore plus hyper sensible que d’habitude. Ce qui n’est pas peu dire…]
[et un ptit peu de musique parce que “so would you go on a date with me? And I know it’s old fashion to say so…]
c’est la teuf, la joie, le bonheur. Difficile de vous dire pourquoi, juste une conjonction de rencontres qui se passent bien, de petits mots gentils, de cadeaux mystérieux, de sms chaleureux.
Tout est pas parfait, mais putain, là, tout de suite, je suis heureuse.
Et je me plains assez souvent sur mon blog pour avoir envie, aussi, de vous dire quand ca va bien.
En ce moment Toli nous parle de sa grand mère. La mienne est morte depuis plus d’un an maintenant, et pourtant, son souvenir reste toujours vivace. Et c’est un souvenir complexe. J’avais une relation particulièrement proche d’elle quand j’étais petite, toujours à écouter ses souvenirs de grande bourgeoise, à admirer ses tenues… Moi qui était un vrai garçon manqué, je crois que c’était la seule personne capable de me convaincre de laisser pousser mes cheveux plus long que mon carré court (seule coupe que j’autorisais, sinon c’était toujours “plus court, plus court!”).
J’avais des vraies discussions avec elle, sur la vie la mort, l’univers et le reste. De mon enfance, je n’ai aucun souvenir négatif d’elle.
Et puis je ne sais pas ce qui s’est déréglé, mais aller la voir est devenu une corvée, et tout son entourage vivait la même chose. Elle était devenue méchante. Autant que la grand’mère d’Anne aujourd’hui. Ca a duré longtemps. Et puis c’était à un âge où moi-même j’étais capable de ressentir la douleur des gens auxquels elle faisait mal, même si j’étais relativement épargnée.
Aujourd’hui j’essaye de travailler son souvenir. De me remémorer les moments tendres, d’effacer tout le reste. C’est pas facile.
Mais à l’enterrement, il était évident pour tout le monde (nous sommes une trentaine de cousins et petits cousins, sans compter les oncles et tantes) que c’était moi qui devait lire. Et il m’a semblé évident que sa maison ne devait pas mourir, j’y suis allée quelques temps cet hiver.
Maintenant, j’ai un travail. Je n’ai pas de vacances pendant un an, et cette maison est trop éloignée pour que je puisse y passer des WE. Alors dans mon coin, je m’active. Je prépare les plantes qui seront replantées sur la tombe ou dans le jardin, j’imagine comment faire de cette maison un endroit qui ne rappellera que les bons souvenirs. Ceux de la mamie d’avant avant. Celle que j’aime encore tellement…
Pique nique dans le parc à la pause repas, regards en coin, avalanche de prévision de soirées, travaux sur les lignes de transport en commun, rupture de stocks de lentilles de contact, bises qui durent à peine trop longtemps…
C’est l’été.
je me demande pourquoi les relations humaines peuvent-elles être si compliquées. Je me demande pourquoi les gens sont hypocrites alors que la franchise permet de garder des relations saines [surtout dans le milieu professionnel].
Je me demande pourquoi les nouveaux, au travail, viennent me demander conseil. Je me demande pourquoi le pain complet durcit alors que la baguette devient toute molle. Je me demande pourquoi je n’ai plus du tout envie de cuisiner alors que fut un temps j’adorais ca. Je me demande si le cadeau de ma soeur va bientôt arriver.
Je me demande si vendredi, on va se fêter mutuellement bonne fête. Je me demande si je vais trouver des vols pas chers pour aller à seville. Je me demande si 2 personnes seront assez folles pour m’accompagner.
Je me demande même si je vais trouver le courage de descendre à la gare pour aller travailler.
Le problème dans les années qui ont suivi est que Guerrien s’est focalisé sur ces critiques en diverses occasions, alors même que l’analyse économique, suite à une longue gestation, changeait radicalement, abandonnant largement le modèle Arrow-Debreu, cible de son courroux. Ce que l’on peut appeler théorie néoclassique aujourd’hui est une mutation génétique assez profonde du modèle walrasien des années d’après guerre.
Ce que j’aime dans la blogosphère, c’est qu’un article aussi hermétique que celui dont est extrait la citation ci-dessus peut succéder à un texte parfaitement compréhensible quand on manque totalement de culture générale sur un sujet.
[et oui, je sais que c’est deux auteurs différents sur le même blog.]
Forte de mon chèque arrivé pour mes derniers jours d’interim, je décide de m’acheter des t-shirts sympa, parce que mon étagère commence à crier “famine” à la vue de tous ces débardeurs impossibles à porter au taf [même si les élites pratiquent le casual friday, ce qui nous vaut polo flashy qui fait mal aux yeux pour la personne qui s’occupe des licenciements, et qui donc évite de virer les gens le vendredi, donnant un nouveau sens à la phrase “thanks god it’s friday” -mais je m’égare-du Nord, parce que le virage de gens sans préavis (enfin si, mais à la barbare du genre “on vient te chercher tu peux dire au revoir à personne prends tes affaires ca tombe bien tu avais pile un mois de congé à solder et au fait rends ta carte professionnelle”) n’est pas le sujet de ce post]
Donc disais-je urgence dans l’achat de trucs portables mais un peu décalés parce que je suis quand même pas une nonne. Et flemme de faire les soldes [enfin flemme de sortir de mon lit, plus précisément]. Direction lafraise (le site aux url les plus mal faites du monde), que je guette depuis un petit moment. D’où le mettage dans le panier de 3 t-shirts [Family, drakkar love -pour le casual friday, hum- et fleur bleu] pour un total de 71 euros (prohibitif pour 3 t-shirts dont les mesures sont imprécises). Et là c’est le drame. Enfin, on parle d’un effet de style, là. Parce que c’est un horrible enchaînement de drames dont je veux vous parler.
1er emmerdement: pour acheter il faut s’enregistrer. Chez lafraise on est pas un client, on est un “membre de la communauté”, invité à commenter les designs et à participer sur le bloug. Blog sympa, au demeurant, et tenue par une jeune fille de bonne famille (mais de mauvaise éducation, rajouterait ma maman). Moi je veux acheter les t-shirts. Pas entrer dans un débat sur l’épaisseur du trait en bas à gauche d’un truc que je n’ai pas l’intention d’acheter. Et si on ne souhaite pas recevoir leur spam, c’est un système d’opt out qui est proposé. Et pas d’opt in. La fraise est domiciliée en Irlande. Alors on s’assied sur la loi française, c’est plus facile.
2ième emmerdement: une fois passé les 5 minutes à trouver un pseudo pas déjà pris, et m’être enregistrée, je passe donc à la commande. Sauf que leur code de réduction, affiché en énorme sur tout le site, ben il marche pas. N’ayant pas franchement envie de payer 25% de plus [même pour payer les salaires des copines, je préfère leur envoyer des fleurs en plastoc et des articles de journaux débiles, voire manger des sushis berlinois], j’envoie un mail à l’adresse indiquée -pas dispo sur la page de commande, soit dit en passant-, pour indiquer mon problème et demander la façon de le résoudre.
3ième emmerdement: Peu après cette opération, je recois un mail. Prête à passer l’éponge sur les désagréments rencontrés précédemment, je me dis “ouah la rapidité un samedi, waou la fraise!”
Sauf que. C’est un mail qui n’a rien à voir avec ma demande. Qui me souhaite la bienvenue dans la communauté. alors que j’ai bien précisé NE PAS SOUHAITER RECEVOIR DE COURRIER DE LEUR PART. Donc manifestement un mail automatique. Ce qui n’est précisé nulle part.
Conclusion: dans mon système personnel de notation, ça vaut un zéro pointé. Et pour une fois, ce billet n’a aucun caractère temporaire.
[On m’a demandé récemment pourquoi je ne faisais plus trop de billets hargneux luttant contre les moulins à vents. Zêtes contents, là?]
D’ici septembre, je dois
décider si j’envoie mon CV en Allemagne. (le CV étant déjà refait, l’entreprise déjà intéressée par mon recrutement, mais la chargée de recrutement partie en vacances).
décider si je veux me remettre sérieusement à nager, et donc reprendre une licence (pas le plus dur) négocier des horaires funky (à la piscine, pas au taf) et tenter de pousser mon entraîneur préféré à reprendre du service.
[Non l’idée ne m’est pas venue toute seule. Ya de la pression là derrière, et on serait 2 à reprendre…]
accueillir M. dans une maison propre et lui faire découvrir des coins qu’elle ne connait pas encore, et la présenter à des gens qui pourraient être intéressants pour sa future carrière. [et qui sont adorables, qui plus est. Salut Lo! ;-)]
décider si j’utilise le premier WE de septembre pour faire un saut à Séville/et booker les vols okazou. (d’ailleurs si ya des gens que ca intéresse, je peux fournir l’hébergement sur place.)
C’est marrant c’est pas mal de projets qui couvent depuis au moins 3 semaines, et le fait de les coucher sur l’écran ca leur donne une nouvelle réalité.
Hum. le sujet du jour c’est comment je trouve nul les influenceurs (le concept, le nom, le principe, les gens qui y participent) Sauf qu’en fait j’ai un capes à inonder, là.
Yeeeeeeeeeeeeeeehhhhhhhaaaaaaaaa et à bientôt les zamis.