Encore une différence entre la France et l’Allemagne
Dans les temps pas si reculés (on me signale dans l’oreillette que je suis vieille et que ca fait trèèès longtemps que je me suis rendu compte que la science avait pas vraiment besoin de moi ni moi d’elle) où je songeais à faire une thèse, ma directrice de recherche allemande m’avait aiguillée vers plusieurs financements possibles. Fondation d’entreprise, co-tutelles avec bourses à la clef, écoles doctorales en Allemagne, en France ou en Italie.
Mais pas à Bielefeld. Enfin, si. Ou plutôt, elle n’envisageait pas de me lâcher, s’engageait à me trouver un financement MAIS pour le rayonnement de l’université (et sa propre réputation, hein, je ne me leurre pas), il fallait que ce soit hors les murs.
Puis j’ai vu mes petits camarades se mettre à entamer leurs recherches. L’un est à Berlin, l’autre à Florence, un autre à Neuchâtel, un quatrième à Bâle, et j’en passe. Certains avaient fait des demandes pour l’école doctorale de notre alma mater, à la base, mais elles ont toutes été refusées, au profit d’étudiants venant d’autres universités. Et ce recrutement externe était parfaitement assumé par l’école.
Alors je tombe des nues quand je lis les articles de Baptiste Coulmont ou ceux du monde. J’ai pesté contre le système des universités d’excellence en Allemagne, arguant que les meilleurs étudiants allaient forcément s’y retrouver, au détriment des établissements de périphérie. Aujourd’hui je me dis qu’une véritable concurrence entre les structures françaises pour recruter les meilleurs enseignants chercheurs, à coups de bons salaires ou de crèches dans les locaux, ca serait pas forcément débile comme solution pour résoudre le problème.
Reste à savoir si cette concurrence ne serait pas faussée par le copinage, et à se demander qui est à même de juger des capacités des thésards à devenir enseignants-chercheurs, à part ceux qui les suivent depuis leur maitrise/MA.
Conclusion, je sais pas où je voulais en venir exactement, ni si ces réflexions ont un sens quelconque. Parce qu’à l’origine je voulais vous raconter l’expo de la pinacothèque, déconseillée aux gens ayant des problèmes de vue et sensibles aux textes explicatifs écrits avec les pieds. (mais allez-y quand même, les pièces exposées sont exceptionnelles).


