Tout cela est-il bien raisonnable?

Les brumes de mon cerveau ne sont plus coopératives

 

Un homme sans tête, Etgar Keret, ed. Babel

Comme un bébé
Le jour de ses vingt-neuf ans, une brise agréable soufflait de la mer, il le savait. Il était loin de la mer parce qu’elle détestait l’eau et le sable, et pourtant il le savait. Il y a toujours de la brise sur l’eau. Ils rentraient en taxi à la maison et, pendant tout le trajet, il avait tenu sur ses genoux un carton d’emballage du grand magasin Hamashbir. Dans la boîte se trouvait le cadeau le plus grand qu’il eût jamais reçu. Pas le plus beau, mais le plus grand sûrement. Et pendant tout le trajet, il l’avait serrée dans ses bras, embrassée sur la joue, sur la poitrine, étonné à chaque baiser qu’elle ne fût pas gênée. Quand il eut payé la course, le chauffeur, un homme disgracieux, lui dit que jamais il n’avait vu de couple aussi bien assorti. Il sillonnait les routes, tournoyait autour de Tel-Aviv et de sa périphérie comme un aigle au-dessus d’une tombe fraichement creusée, mais jamais il n’avait vu pareil couple. A l’instant même où le chauffeur prononçait ses mots, il sentit une chaleur dans son corps. Cette chaleur latente, prête à se répandre uniquement dans les rares moments où une grande vérité surgit dans l’espace. Plus tard au lit, quand il lui raconta ce qu’il avait ressenti, elle lui rétorqua que s’il avait besoin d’être soutenu et encouragé par un chauffeur de taxi boutonneux qui ne savait même pas garder sa droite, c’était signe que leur amour était à bout de souffle. Et lui, étendu tout contre elle, dit qu’elle avait un cœur agréable et qu’il aimait ce cœur. Elle versa des larmes comme une princesse et dit qu’elle désirait être aimée toute entière, et pas seulement tel ou tel organe. Ils avaient les yeux fermés maintenant, et la brise de mer rafraîchit son visage tandis qu’il s’endormait auprès d’elle, se berçant tout seul comme un enfant, comme un bébé.

Un homme sans tête est le deuxième recueil de nouvelles d’Etgar Keret que je lis, après crise d’asthme que j’avais beaucoup aimé. L’auteur est israélien, et toutes ces histoires se situent dans ce pays. Cependant, rien ne transparait des opinions politiques ou de la situation du pays dans ses écrits, ce que je trouve vraiment très bien fait.
Les histoires sont toutes à l’image de celle que j’ai recopié plus haut. Des situations classiques, banales, avec un petit zeste de fantaisie ou de fantastique qui donne son piquant à la situation et me pousse à me poser des questions. Les nouvelles sont courtes mais les questions qu’elles posent occupent mes réflexions pendant le double du temps de la lecture. En résumé, j’aime beaucoup, même si je ne lirai pas ca tous les jours, car un certain désespoir sous-tend pratiquement toutes les séquences, rendant la lectrice que je suis parfois un peu perplexe.

Publié dans : billet entièrement non sponsorisé, book (hein?), culture et cyanure
par frédérique
Le 31 mai 2009
À 12:10
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Vous revoir, Marc Levy, Robert Laffont.

Arthur hésita avant de répondre. Il profitait de ce qu’elle était concentrée sur sa feuille pour la regarder, silencieux et attentif. Lauren n’avait pas changé, à part la coiffure peut-être. La petite cicatrice qu’il avait tant aimée sur son front avait presque disparu. Et toujours ce même regard, indescriptible et fier. Il reconnaissait chaque expression de son visagecomme le mouvement de l’arc de Cupidon, sous son nez, quand elle parlait. La beauté de son sourire le ramenait aux souvenirs heureux.

Voilà, c’est ca, Marc Levy. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. C’est du Harlequin version XXIième siècle. Sauf qu’il y a toujours à peine de fantastique (qui n’influe jamais sur le résultat final, où ils se marient et ont de nombreux enfants). C’est un bouquin idéal pour une après midi ensoleillée entrecoupée de coups de fil, de visites et de jardinage.

Publié dans : billet entièrement non sponsorisé, book (hein?), culture et cyanure
par frédérique
Le 27 mai 2009
À 11:13
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Baptiste, Vincent Borel, ed Sabine Wespieser.

Il fut aussi beaucoup question de perruques ce soir-là. Hors scène, puis sur scène. Jamais l’on n’en avait tant vu. En ce début de règne, elles faisaient fureur. Si j’en avais inventé les joies illicites avec mes brigands de la braguette, ce fut le marquis de Montauzier qui, du temps de feu Louis XIII, mit le premier la perruque à la mode. On avait trépané le pauvre homme qui cacha ainsi le vilain trou à la tête qui lui était resté.
L’artifice arrangeait aussi qui commençait à se dégarnir, vrai désastre en ces temps où, comme le biblique Samson, la virilité de l’homme se jugeait à l’ampleur de sa crinière. Les postiches furent d’abord dits à fenêtres car l’on glissait, par des trous pratiqués dans la perruque, le restant de ses authentiques cheveux. Puis l’on rasa en bloc, s’arrachant à prix d’or les tignasses des pendus et celles des pauvresses. Les nantis voulaient avoir d’aussi beaux cheveux que le roi, qui pour l’instant les portait au naturel, d’un très beau châtain clair.

Ce livre ce sont les mémoires apocryphes de Lully. (ou de Giambatista Lulli, ou de Monsieur de Lully). C’est très bien écrit, et l’auteur y dépeint surtout les milieux homosexuels de l’époque. Etrange coïncidence, j’ai découvert il y a quelques jours que c’est le sujet de thèse de mon compagnon de RER. Et donc, j’ai eu une introduction à la lecture du bouquin, qui ne s’est pas révélée inutile. Le souci avec ce genre de livre, c’est que je crains toujours que l’auteur ne voie que ce qu’il veut voir (ici les réseaux d’influence homosexuelle à la Cour du roi Louis XIV). Si le livre est officiellement un roman, l’auteur n’a pas de souci d’historien, et mon vieux fond scientifique s’insurge contre ce procédé, j’ai du coup 1. beaucoup de mal à ne pas questionner chaque phrase et 2. besoin d’en savoir plus.
Dans ces cas-là, on ne peut pas dire que la lecture soit un moment de détente, même si j’ai beaucoup apprécié.

Publié dans : billet entièrement non sponsorisé, book (hein?), culture et cyanure
par frédérique
Le 25 mai 2009
À 17:47
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Et toi, tu faisais quoi?

Pan dans lagl, c’est un peu ce qui m’est arrivé hier, quand, en discutant, je me suis rendue compte qu’avant, je nageais.
Où faisais-je mes devoirs? Sur les bords du bassin. Où passais-je mes week-end? Dans l’eau. Où allais-je après l’école/le collège/le lycée? …
Ca ne m’a pas pesé, ca ne me pèse toujours pas, d’ailleurs. Ca faisait partie de mon équilibre, et aujourd’hui, à nouveau, j’ai plaisir à être dans l’eau (ya un an j’aurais jamais pensé pouvoir écrire cette phrase)
Sauf qu’aujourd’hui je m’amuse à sauver un mannequin jaune ou à tenter de réussir à égaler mon record en apnée (je fais aujourd’hui 37,5m, alors qu’avant c’était 50, mais au début de l’année, c’était 25m).
Et je constate avec étonnement que les personnes qui m’étaient le plus proches, à cette époque, et avec qui j’ai encore des contacts, sont restés attachés à une activité physique régulière.
Sur 4, deux sont profs d’EPS, et entrainent encore au club, l’un est entraineur et membre du comité départemental, et le 4ième nage encore quotidiennement (enfin, quand il est pas en galante compagnie.)
Des autres dont j’ai des nouvelles sans pour autant boire des bières avec eux, je sais que deux sont kinés (spécialistes de…) l’autre directeur d’un Décath*lon. Finalement, du groupe compétition, nous ne sommes que deux à avoir vraiment coupé avec le sport. Moi pendant 10 ans avant de reprendre, et S qui elle a continué à nager en loisir longtemps avant de se consacrer à son taf.
Tout ca pour dire que nager, c’est bien, mais que manifestement, au bout d’un moment, le chlore, ca rend dépendant.

Publié dans : ranafout, windmills of my mind
par frédérique
Le 24 mai 2009
À 17:22
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Le serrurier volant, Tonino Benacquista/Tardi, ed. Folio

Quand il s’interrogeait sur sa propre existence, les termes qui lui venaient à l’esprit n’étaient pas littéraires mais mathématiques. Il ramenait son quotidien à une équation qui englobait tous les paramètres de sa vie: santé, confort, fréquence des rapports sexuels, soucis professionnels, joies et peines du célibat, petits plaisirs de toutes sortes. Chaque soir, avant de se coucher, il combinait entre elles toutes ces composantes, et, si la somme était positive, il s’endormait en paix et reprenait des forces afin de mieux résoudre l’équation du lendemain.

C’est une partie de la description de Marc, le héros du court roman écrit par Tonino Benacquista et illustré par Tardi. Un héros sans histoire, convoyeur de fond jusqu’à un braquage qui remet toute sa vie en question. C’est finalement une histoire assez simple, et c’est le talent de Benacquista que de réussir à m’intéresser aux histoires simples. L’auteur est bien servi par l’illustrateur, Tardi. Pourtant je n’aime pas ce que fait Tardi d’habitude, mais le fait de voir un roman illustré est assez rare pour que le format m’intéresse. En fait, il s’agit du passage en format poche d’une collection intitulée “carnet littéraire” que je ne connais pas du tout. Et c’est réussi. Le côté tremblotant de Tardi (je me suis toujours demandée s’il avait Parkinson: son tracé tremble tellement qu’il me rend impossible la lecture de ses BD) est atténué par le grand format des illustrations.
Par contre, ca se lit tellement vite (moins de 3h, pour moi, mais j’ai conscience de lire beaucoup trop vite) qu’il est dommage d’acheter le livre. Empruntez le à la bibliothèque, vous ferez des économies.

Publié dans : billet entièrement non sponsorisé, book (hein?), culture et cyanure
par frédérique
Le 23 mai 2009
À 10:22
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Dehors les chiens, les infidèles, Maia Mazaurette, ed. Mnémos Fantasy

Seule la grosse femme qui les avait dénoncés n’avait pas bougé. Depuis le début du combat elle était restée ahurie, recroquevillée sur ses genoux, la tête enfouie dans ses mains. De temps en temps, elle hurlait qu’on protège son enfant, suppliait les Quêteurs de se rendre, quand bien même ils avaient l’avantage. Lorsque Spérance la vit se lever, toute tremblante, une branche de bois à la main, elle pensa qu’elle venait se joindre à leur lutte. Aucune aide n’était méprisable. Mais c’est vers Cyférien que la jeune mère s’élanca… et le temps que Spérance s’en rende compte, il était déjà trop tard. La femme avait frappé le Quêteur de toutes ses forces, en pleine tête, et il s’était écroulé, sonné. Le temps que la Guide se débarrasse de ses ennemis, le bâton s’était encore abattu deux fois, et le bruit se fit à chaque coup plus sourd, plus mou.

J’ai eu du mal à trouver un extrait à citer, parce qu’à part le début du livre, chaque paragraphe contient un développement de l’intrigue, du coup, j’ai eu peur d’en dévoiler trop! Et c’est une constante dans les romans de Maia, ce rythme. Je l’avais déjà senti en lisant le pire est avenir mais là c’est flagrant. C’est du talent de réussir à faire tenir un roman de fantasy en utilisant pratiquement que des verbes d’action. Pas de longues descriptions, pas de temps morts. La 4ième de couverture évoque “un roman dans la tradition du page turning à l’américaine” (en même temps page turning, c’est pas franchement franco-français comme expression), et c’est à peu près ca. Je dis à peu près parce que je ne suis pas forcément fan des livres jetables.
Sauf que c’est pas du tout un livre jetable. On sent une vraie réflexion dans la construction de l’intrigue et du monde dans lequel elle situe son histoire: il s’agit d’une uchronie, mais en plus c’est basé sur une connaissance assez fine des Évangiles (punaise je me mets à écrire Évangiles avec une majuscule, bientôt je vais parler de Sainte Parole et on va m’interner!) et même des textes apocryphes (bien plus funky que la version policée, mais ca, c’est mon avis personnel), avec un vernis latiniste bien pensé.
L’histoire vous la trouverez sur la 4ième de couv ou sans doute sur amazon, mais je vous conseille de toute facon d’acheter le bouquin. Surtout qu’à la fin, l’histoire est finie (ptet que ca vous semble logique, mais ceux qui ont lu l’interminable saga de l’assassin royal comprendront ce que je veux dire par là) mais le monde inventé et les héros ont encore tellement de potentiel que s’arrêter là est presque dommage.

[Cresson: Evidemment Maia est une copine, mais de toute facon, je n’ai jamais prétendu être objective sur mon blog, et a fortiori dans mes lectures.]

Publié dans : billet entièrement non sponsorisé, book (hein?), culture et cyanure
par frédérique
Le 21 mai 2009
À 10:41
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La vie mode d’emploi, Georges Perec, le livre de poche

Maintenant, dans le petit salon, il reste ce qu’il reste quand il ne reste rien, des mouches par exemple, ou bien des prospectus que des étudiants ont glissés sous toutes les portes de l’immeuble et qui vantent un nouveau dentifrice ou offrent une réduction de vingt-cinq centimes à tout acheteur de trois paquets de lessive ou bien des vieux numéros du Jouet français, la revue qu’il a reçue toute sa vie et dont l’abonnement a continué à courir quelques mois après sa mort, ou bien de ces choses insignifiantes qui traînent sur les parquets ou dans les coins de placard et dont on ne sait pas comment elles sont venues là ni pourquoi elles y sont restées: trois fleurs des champs fanées, des tiges molles à l’extrémité desquelles s’étiolent des filaments qu’on dirait calcinés, une bouteille vide de coca-cola, un carton à gâteaux, ouvert, encore accompagné de sa ficelle de faux raphia et sur lequel les mots “Aux délices de Louis XV, Pâtissiers-Confiseurs depuis 1742″ dessinent un bel ovale entouré d’une guirlande flanquée de quatre petits amours joufflus, ou, derrière la porte palière, une sorte de porte-manteau en fer forgé avec un miroir fêlé en trois portions de surfaces inégales esquissant vaguement la forme d’un Y dans l’encadrement duquel est encore glissée une carte postale représentant une jeune athlète manifestement japonaise tenant à bout de bois une torche enflammée.

J’ai adoré ce livre, son foisonnement mais aussi sa ligne directrice, car oui, il y a un fil rouge qui s’appelle Bartlebooth, et qui ressemble à s’y méprendre au Bartleboom d’Alessandro Bariccio dans Océan Mer. C’est un livre écrit tout petit, un peu daté (il a vraiment fallut que j’aille chercher des mots dans le dictionnaire, car le vocabulaire de l’ameublement et les matériaux utilisés ont beaucoup évolué depuis les années 70) mais tellement riche en histoires, en intrigues, en anecdotes et en références que tout m’a parlé (et que beaucoup m’a échappé, sans doute)… Je ne l’ai pas lu très vite, mais cette fois-ci, c’était pas parce que c’était difficile, mais uniquement parce que j’avais envie de faire durer cette lecture. Et finalement, même après la fin, j’ai encore envie d’en lire plus.
Et avis aux amateurs de listes, le livre en est truffé.

Publié dans : billet entièrement non sponsorisé, book (hein?), culture et cyanure
par frédérique
Le 20 mai 2009
À 10:15
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J’ai perdu

2 montres. Coup sur coup. Des montres qui m’avaient été offertes il y a des années.
Je me suis demandée si il y avait un signe, un message quelconque, avant de réaliser qu’effectivement, je n’ai plus envie de voir le temps passer.
Plus envie de chercher dans chaque instant la potentialité d’un souvenir agréable “pour plus tard”. La conséquence, c’est que j’ai du mal à planifier les prochaines étapes, à me motiver pour aller voir ailleurs si j’y suis, parce que pour le moment, je suis bien.
C’est pas parfait, loin de là, je suis encore assez lucide pour me rendre compte que ma situation (si tant est qu’on puisse parler de “situation” dans mon cas, les sous-entendus pesant un petit peu lourd sur cette expression pour que l’on puisse l’employer à la légère) n’a rien d’enviable. Et chaque faux-pas me rappelle qu’autour de la route que je suis (à défaut de l’avoir choisie en toute connaissance de cause) le paysage n’est pas joli et qu’elle serpente un peu trop pour être honnête.
Sans que je trouve les ressources nécessaires pour prendre un chemin de traverse.

Publié dans : ranafout, sirupeux, windmills of my mind
par frédérique
Le 19 mai 2009
À 10:22
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20 years of snow

Le sciences humaines de ce mois-ci consacre un dossier à “changer sa vie”. Les contributions sont juste à mon niveau, pas trop techniques, j’ai l’impression de tout comprendre, mais pas non plus trop simplistes.
Les auteurs démontrent la mécanique du changement, ce qui le déclenche, ce qui le freine mais montrent aussi qu’accepter de ne pas changer n’est pas une faiblesse lorsque cela s’appuie sur un diagnostic juste et une évaluation risques/gains potentiels défavorables.
Et surtout, ils insistent sur le fait que personne ne peut changer uniquement parce qu’il le veut (et a fortiori juste parce que quelqu’un d’autre le veut). Il faut un déclencheur, et également des ruses afin que l’effort soit poursuivi assez longtemps pour qu’il porte ses fruits.

A noter également, 2-3 articles sur les “bienfaits” de l’éducation, que j’ai trouvé nettement moins convaincants: déjà convaincue par le propos, j’ai du mal à y trouver des arguments nouveaux venant appuyer les miens, et ai trouvé le dossier peu étayé scientifiquement, malgré l’étalage de chiffres. Dommage, parce que c’est un thème qu’on évoque souvent en ce moment au boulot, et j’aurais volontiers amené plus d’eau à mon moulin qui tourne un peu à vide en ce moment :-)

C’est le numéro de juin 2009, et il est dispo en kiosque.

Publié dans : billet entièrement non sponsorisé, windmills of my mind
par frédérique
Le 16 mai 2009
À 9:36
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Dévoreuse de presse

Je ne partage pas l’opinion d’Adrien (Bix) sur le magazine Terra Eco, qu’il considère comme “mou du genou”.
J’aime lire les articles engagés sur le net, et j’apprécie beaucoup son blog. Mais il me semble que le but visé par Terra Eco est beaucoup plus modeste (grand public) que celui de Bix. Le magazine vise à faire prendre conscience au plus grand nombre qu’il y a moyen de consommer autrement, de facon plus respectueuse, et montre quels sont les enjeux de ces changements d’habitude.
Le blogueur, lui, voit l’urgence (que je ne nie pas) et la dénonce. Il ne s’agit pas de crier au loup, mais de pointer du doigt les incohérences au niveau de l’Etat, il est d’ailleurs élu local.
Pour moi les deux démarches sont complémentaires, mais Terra Eco est destiné aux gens qui ne sont pas prêts à s’engager, qui veulent juste faire au mieux. Et pour ca je trouve le magazine vraiment bien fichu.

Publié dans : windmills of my mind
par frédérique
Le 15 mai 2009
À 10:58
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