Tout cela est-il bien raisonnable?

Les brumes de mon cerveau ne sont plus coopératives

 

Je sais

que Julien et Anne seront en jeans. Dédé aura un pantalon de velours côtelé. Aurélien et Françoise seront ceux qui pleureront le plus. Mais c’est Julien que je serrerai le plus fort dans mes bras. Je sais que je fais partie de “la plus stricte intimité”. J’aimerais mieux pas.

Ni fleurs ni couronnes, juste des livres de pierre et nos semelles qui pèsent des tonnes.

Publié dans : windmills of my mind
par frédérique
Le 28 novembre 2009
À 13:46
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mardi 27 octobre -Beijing

Le Dr. Dr se lève tôt, il va à Shanghai. Moi je traine un peu: mes ampoules commencent à devenir bien présentes, à la fin du séjour elles seront absolument énormes. Par chance, elles n’explosent pas, donc je peux continuer à marcher, mon moyen de locomotion préféré dans les villes inconnues étant mes pieds.
Je prends cependant le metro pour me rendre au Palais d’été de l’impératrice Cixi, où je retrouve ma copine “la dame de l’audioguide”, qui m’accompagne dans ce complexe immense.
Heureusement, il ne fait pas très beau. Ca limite un peu le nombre de touristes qui m’accompagnent. Mais cette journée, c’est la journée plein les yeux. En sortant de la cité interdite, je pensais (naïvement) avoir vu les plus belles choses et entendu les histoires les plus révélatrices. Mais non.
Le palais d’été, c’est le règne de la folie et de la démesure, de la rupture avec les conventions.
L’impératrice n’en a fait qu’à sa tête, détournant des fonds destinés à la construction d’un bateau pour aspirants marin pour construire un bateau en marbre, utilisant des tuiles jaunes alors qu’elles devaient être réservées aux bâtiments administratifs selon la tradition, faisant construire la plus longue galerie couverte du pays…
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C’est un ensemble de bâtiments surplombés par le palais du parfum de bouddha. Une merveille au bord d’un lac.
J’en prends plein les yeux et les oreilles, car bien que le français ne soit pas sa langue maternelle et qu’elle persiste à m’exhorter à continuer la visite sur fond de “et maintenant, continuons notre visite”, elle dit des choses intéressantes, la madame de l’audioguide.
Cependant, après quelques heures à déambuler au milieu de ces bâtiments qui respirent la décadence (même si je suis parfaitement consciente que c’est ma copine qui m’a mis cette idée dans la tête, car spontanément, j’aurais plutôt considéré comme salutaire le fait de se rebeller contre l’ordre établi et de se foutre du monde bien policé des mandarins), je décide d’aller voir le temple du ciel.
Aussi appelé temple of heaven. On en revient à mes tergiversations pour prendre un guide au début du voyage: le routard appelle ca le temple du ciel mais tout le monde dit le temple of heaven. Pas évident de s’y retrouver sans les fameuses sticky notes d’E.
Me voila donc au temple du ciel. On paye 15 yuans pour accéder au parc, puis 20 pour entrer dans les bâtiments. Ca veut dire que des gens viennent tout simplement passer l’après midi dans le parc, jouant aux cartes ou discutant, tout en côtoyant de pures splendeurs architecturales.

De ce que j’ai compris, car cette fois mon amie n’était pas là pour tout m’expliquer, c’est que l’empereur avait le droit de sortir une seule fois par an de l’enceinte de la cité interdite, pour se rendre au temple du ciel où il priait pour une bonne récolte. Ca tombait bien, parce que c’était pile au centre du monde (ben ouais). Figurez-vous que ca fait quelques siècles que les Chinois savent que le centre du monde, c’est là. Alors quand ils vont à la Capitale, ils se font prendre en photo sur la pierre qui symbolise l’endroit. Ils font la queue, même. (remarquez, c’est un sport national, la queue, là bas. Je vous montrerai des photos hallucinantes sur la fin du parcours).
En me promenant dans le parc, je découvre la roseraie, et je vois des familles, les joueurs de cartes, j’entends des chanteuses à la voix de crécelle, j’admire des gens qui font du diabolo (sport national) des cerfs volants, du tai chi…
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Puis je rentre. E. et moi passons la soirée à planifier le reste du voyage. Il réserve les hôtels, les appelle pour connaitre leur localisation exacte. Pour chaque hôtel, il me fournira une carte en mandarin, un post it avec le nom de l’hôtel et son numéro de téléphone (tout cela étant destiné au taxi), et une indication du prix à payer par rapport à l’endroit de la ville où j’arriverai.
Une aide qui s’avèrera très précieuse par la suite.

Publié dans : voyage
par frédérique
Le 23 novembre 2009
À 21:18
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lundi 26 octobre - Beijing

Au programme aujourd’hui: la place Tien An Men, la Cité interdite et le parc olympique (oui mes journées commencent TRÈS tôt). La veille au soir, E. m’écrit les premières des fameuses “E.’s sticky notes”, un nouveau concept a importer. Des post it sur lesquels sont marqués les noms des endroits que j’ai envie de visiter. Je n’ai besoin que de les présenter au chauffeur de taxi ou à quelqu’un lorsque je suis perdue (ce qui m’arrive plus souvent qu’à mon tour… je suis comme Marcus, perdu dans mon propre musée*)
J’avais prévu de visiter le musée de l’urbanisme pour essayer d’avoir une vue globale, le matin, mais en fait, le temps est magnifique et je décide de renoncer à la visite pour avoir plus de temps à trainer sur la place Tien An Men et dans la Cité interdite.
Je commence par la place. Enorme, gigantesque, imposante et… moche. Bâtiments staliniens: je pense à Berlin souvent lors de mon voyage en Chine, il y a beaucoup d’analogies malgré les énormes différences de culture. Ca doit être ce qu’on appelle le communisme.
Malheureusement les bâtiments officiels sont fermés à la visite ce lundi. Autant je n’avais aucune envie de visiter le tombeau de Mao, autant j’aurais aimé jeter un oeil à l’hémicycle du parlement, qui peut contenir 10 000 personnes. Tant pis.

Après avoir flané et halluciné sur le nombre d’uniformes présent au m² sur cette place (je ne sais pas du tout faire la différence entre les différents uniformes, il ne doit pas uniquement s’agir de policiers ou de soldats mais pour moi c’est pareil) je me dirige vers la porte de la Cité interdite, ornée d’un immense portrait de Mao. La foule est dense: une route à 8 voies passe devant la porte, et les gens font la queue pour pouvoir traverser par un passage souterrain: les sacs sont tous systématiquement scannés. Heureusement je suis déjà passée là avec les garçons hier, j’ai déjà eu un bon aperçu de ce qu’il faut faire pour passer sans perdre de temps, mais avant, je vais admirer l’opéra de Beijing. J’ai un coup de coeur pour ce bâtiment,. Une structure pleine de grâce et de légèreté. Je me lâche sur les photos…
et revient vers la foule de la Cité interdite. Devant les murailles je me fais prendre en photo avec des inconnus pour la première fois. Evidemment au début je pense qu’ils veulent que je fasse leur photo, du genre “toute la famille devant la cité” mais je finis par comprendre que c’est moi, l’attraction, là! Le soir les garcons m’expliquent que c’est très courant, et effectivement, la scène se reproduira, surtout à Hangzhou, d’ailleurs.
Vous décrire par le menu tout ce que la dame de l’audioguide m’a fait voir dans la cité interdite, ce serait fastidieux. Mais vous dire que la plupart des bâtiments sont en parfait état car rénovés pour les JO, ca, je peux. Le soir même on compare les photos d’Andreas faites en 2000 et les miennes, ca n’a rien à voir. Il reste quelques toits sur lesquels poussent les herbes folles, et où j’ai l’impression d’être la seule touriste. Je ne sais pas pourquoi je trouve ca si important de voir des choses comme ca, mais le fait est que même au milieu des touristes, dont je fais pourtant à 100% partie, j’essaye de voir autre chose…
En tout cas je passe 4heures dans la Cité interdite, (et il m’en manque au bas mot la moitié, mais je commence à saturer), puis je gravis la colline de charbon, qui est juste à l’extérieur. De là, on a une vue terrible sur la ville, et surtout sur la cité (ici si j’avais pas la flemme je vous mettrais une photo). C’est magnifique, mais je ne suis pas la seule à avoir cette opinion et je me sens un peu oppressée. Du coup, je prends un taxi pour me rendre sur les lieux des JO.
Où je découvre le fameux “nid d’oiseau” et le “cube d’eau”. Le nid d’oiseau est tel qu’on l’a vu à la télé, et finalement n’a pas grand chose de plus qu’un grand stade, hormis sa flamme, éteinte, qui est maintenant couchée à l’horizontale sur le stade.

Le cube d’eau, lui, est en… rénovation. 6 mois après son ouverture. On ne peut donc pas le visiter. Renseignements pris, ils sont en fait en train de le transformer en centre aquatique ouvert au grand public. L’endroit est très calme, les énormes centres commerciaux sont fermés et il y a peu de visites. La visite est faite rapidement.
Je rentre tranquillement en metro et retrouve le Dr.Dr., qui m’emmène dans un immense marché comme j’en verrai plusieurs, avec tortues(!), crabes, légumes, viandes, épices… je passe du temps dans cet endroit (alors que le Dr. Dr. fait les courses, hihi).
J’ai marché des kilomètres et en ai pris plein les yeux, alors je me cale dans un coin de la cuisine et je regarde les garcons cuisiner, le soir nous préparons les excursions du lendemain et je commence à discuter sérieusement du reste du voyage…

*celui qui trouve cette référence gagnera mon estime…

Publié dans : Non classé
par frédérique
Le 21 novembre 2009
À 13:51
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dimanche 25 octobre- Beijing

Une journée tranquille, où je fais mes premiers pas dans la Cité interdite, pour voir l‘exposition Cartier, en plein dans le thème de recherche du Dr.Dr (les chinoiseries à ne plus savoir qu’en faire).
On rigole on fait les fous, sur le thème des tiares trop lourdes, et je fais connaissance de “la dame de l’audioguide”. Cette dame dont la langue maternelle n’est pas le francais a été embauchée pour faire la voix de l’audioguide francophone. Elle me suivra partout. Exposition cartier, la cité interdite elle-même, le palais d’été… Elle m’appelle “les amis”, et m’encourage à “continuer la visite”.
Pour reprendre des forces, nous faisons une halte (et passons pratiquement l’après midi) au Capital M. On mange du vrai beurre, et je teste le Pu Er, un thé censé être le meilleur du meilleur. Mais le goût est trop “terreux” pour moi.
Dans l’après midi nous nous promenons, et j’ai un apercu des talents de négociateur des garcons, car mes piles d’appareils photo ont rendu l’âme (à cause de l’utilisation intensive, bien qu’inutile, du mode beauté).
Revenu à l’appartement, le Dr.Dr. se prépare puis part à un dîner d’affaires (et ouais, même le dimanche). E. et moi élaborons la suite de mon parcours. Villes, vols, réservations, différentes options.
On discute pas mal, et on finit par se mettre un DVD, glandouille, ca me va.

Publié dans : voyage
par frédérique
Le 16 novembre 2009
À 22:35
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samedi 24 octobre -Beijing/Simatai/Beijing

Lever en musique. Je ne sais pas où le Dr.Dr. a trouvé ce mp3, mais je l’aurais dans la tête tous les matins, et il continue à me poursuivre une fois revenue en Europe. “Kikeriki (c’est le cri du coq allemand) Guten Morgen, es wird ein schöner Tag!” (et après suit une chanson à fort potentiel).
Douche pour nous deux, E. étant déjà parti à l’hôtel. Hôtel qui accueille des hôtes de marque qu’on ne peut pas laisser seuls (bon en fait, il y a deux managers absents dans l’équipe qu’il gère, donc les week-end ne sont pas vraiment libres). Après un thé (ma mission dans ma semaine pékinoise sera de goûter tous les thés des garçons, miam miam), on va bruncher à the opposite house, (je connais un gens qui prétend que quand deux Allemands se rencontrent, ils vont bruncher… c’est pas faux), pancake à la myrtilles, thé vert et jus d’orange frais.
On met ensuite le vélo (pliable, pratique) d’E. dans la Passat du Dr.Dr., et on part pour Simatai, voir… la grande muraille. J’apprends que les voitures concues pour le marché chinois sont plus longues que celles construites pour l’occident. En effet, le riche chinois à un chauffeur, et donc les places arrières prévoient plus de place pour les jambes des passagers.
Je constate aussi que le réseau mobile en Chine, c’est la grande classe. On passe sous les tunnels et dans des vallées escarpées sans aucune coupure (E. gère toujours ses clients à distance, on remercie American Airlines qui retarde ses vols). J’ai donc raté un “attention chérie ça va couper” en mandarin, je suis fort déçue.
J’apprends aussi que le permis de conduire européen n’est pas reconnu ici et que l’obtenir en temps qu’étranger est impossible sans verser de pot de vin, prévu dans le budget des grandes entreprises pourvoyeuses d’expatriés. (moins cher de payer une commission qu’un chauffeur, j’imagine?) Cela expliquera le nombre d’étrangers sans permis de conduire que je rencontrerais dans la soirée.
Après une heure et demi d’autoroute on arrive à la grande muraille. Qui déboule sans prévenir.
C’est immense, c’est impressionnant… c’est beau.
mais c’est sur une ligne de crête. Pour y monter nous emprunterons un téléphérique, puis un funiculaire. Evidemment, il y a la version plus cheap, mais plus longue. Flemme inside.
Il n’y a pas de touristes étrangers, pas de cars. L’autoroute vient d’être finie, elle fait gagner une heure de trajet, j’imagine qu’il y a une relation de cause à effet, surtout que Badaling (autre site où passe la muraille est plus proche de Beijing, et aussi proche des tombeaux Ming, que je ne verrais pas, mais qui sont classés sur la liste du patrimoine mondial de l’unesco… c’est un choix) est plus proche de Beijing.
J’aperçois ma première mariée.
Tout au long de mon voyage, je verrais des mariées en robe faisant leurs photos pré mariage. En basket, avec une perruque à la main… et tout un staff les entourant, le marié lui-même n’étant pas forcément là (mais souvent quand même.)
Le temps n’est pas au plus beau, mais il ne nous empêche pas de faire photos et videos. Et je prends un cours d’histoire de la part d’E., dont j’ai encore du mal à saisir l’identité “nationale”. (mais pour lui aussi c’est pas clair apparemment).
La descente se fait par une tyrolienne au dessus d’une rivière (nan mais youhou, quoi! Personnes sujettes au vertige, s’abstenir absolument!) la vue est magnifique. Un bateau nous ramène au parking.
Nous rentrons à Beijing alors que la nuit tombe, et je découvre les panneaux indicateurs de trafic (ce sont des schémas avec les différentes artères indiquées en vert/jaune/rouge selon leur encombrement… tout est écrit en mandarin, normal puisque les étrangers ne conduisent pas).
Nous dînons au Made in China, ma première excursion chez Hyatt, pas la dernière. Je découvre le Beijing duck (canard laqué) préparé dans les règles de l’art et tout un ensemble de plats typiquement pékinois tous meilleurs les uns que les autres. L’occasion de voir qu’il y a tout un tas de choux dont je ne connais pas les noms.
Après le dîner nous nous rendons chez Marco, un philippin qui fête son anniversaire. Tout un tas d’étrangers, (sans permis de conduire) et l’occasion de porter la flamme olympique. Et oui, Marco a eu la chance de porter le flambeau sur 100m dans la capitale chinoise. En récompense, on lui a offert la torche et des photos (toutes floues… alors que lui est photographe pro, ca la fout mal). Aucun invité ne renonce au plaisir de porter la flamme olympique, même éteinte et inutilisable.
La question qui me sera le plus posée est de savoir “comment je trouve la Chine”, mais je suis dans un tel état, j’en ai pris tellement les yeux, les oreilles et les papilles que je ne trouve pas les mots. J’ai du mal à rassembler mes pensées dans un tout cohérent, et c’est aggravé par le Sprachchaos complet qui règne dans cette soirée. J’ai l’impression d’être revenue à la maison argentine en 2003/04, c’est marrant et étrange.
Nous finissons la soirée tranquillement. Je ne sens pas le décalage horaire (en fait je ne l’ai jamais senti). Je suis bien.

Publié dans : voyage
par frédérique
Le 15 novembre 2009
À 23:21
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vendredi 23 octobre 2009-Beijing

Arrivée à Beijing Capital, à l’heure, une fois n’est pas coutume. Les bagagistes sont plus rapides qu’à Roissy (mais nettement moins qu’à Tegel).
Je change mes euros fraichement retirés à CDG contre des Yuan (aussi appelés “Kwaï”) et des yuos à un guichet arborant fièrement “comprenensive Teller”. Je sais toujours pas ce que ca veut dire, Welcome to China, welcome to Chinglish!
Premier taxi pour me rendre à l’hôtel où E., l’ami du Dr.Dr. (que je ne connais pas!) travaille et doit me donner clefs et code pour rentrer dans l’appartement. Il est midi, ou presque. Dans la file des taxis, un occidental derrière moi “you should jump in a taxi, ortherwise a chinese will do so before you!”. Bon,ben à la guerre comme à la guerre, alors!
Ce taxi roule comme un malade. Pas possible d’attacher ma ceinture, la housse qui recouvre les sièges m’en empêche, malgré les panneaux “bucke up” qui parsèment le bord de l’autoroute. Malgré le plan et l’adresse que je lui fournis, le chauffeur a du mal à trouver l’hôtel… et appelle la réception. Ce n’est que la première fois, pas la dernière! Apparemment (cela se vérifiera au cours des prochaines semaines) les chinois sont incapables de lire une carte (enfin la plupart d’entre eux) je me demande bien comment ils peuvent se diriger, alors?
Ici on respecte les feux rouge, sinon… tout est permis et le piéton n’a JAMAIS la priorité. Ca klaxonne de partout. Il y a pas mal de vélos, mais pas autant que ce à quoi je pensais (you are so clichééé!) Ca double et ca dépasse des deux côtés de la chaussée sans que quiconque y trouve à redire. Les chauffeurs téléphonent, lisent (!) ou discutent en conduisant. Mais je n’ai pas vu d’accident.
Enfin j’arrive. Et là, j’apprends qu’E. n’est pas un employé, mais le bras droit du directeur de l’hôtel. Et “director of the guest experience”. Bon… ben… soit :) Un autre taxi plus tard (brieffé par E., cette fois ci!), j’arrive à l’appartement. Tour 11, appartement 1102. Vous voyez le genre.
C’est tout un bazar pour ouvrir la porte, ceci constituant uniquement un nouvel épisode de “fred et la technique”, une fiction qui dure depuis 30 ans et dont chaque nouvelle saison est attendue avec une légère appréhension par la principale héroïne. Dans l’histoire, je visite l’administration du campound, rencontre les Ayis (femmes de ménage/gouvernantes), explose mon forfait… Et déclenche l’alarme. Tout ca parce qu’une fois qu’on a composé le code, il faut fermer la boiboite pour que la porte s’ouvre. Eh ouais.
Season’s Park est une enclave ultra riche (et ultra protégée) au milieu d’un quartier plutôt populaire. Pas de misère crasse, mais pas de mercedes partout (à part, justement, là). Contrôle à l’entrée, puis guide/garde à chaque intersection. Mais bon, quand j’ai fait sonner l’alarme, personne n’est venu! Et l’anglais du personnel d’encadrement vaut mon chinois.
Après une douche, je décide d’aller me promener. J’ai 4 heures avant que le Dr. Dr. ne rentre du boulot, je devrais faire une sieste, mais je suis trop curieuse. La rue n’est sur aucune des cartes que j’ai, alors je reste dans le coin, histoire de pas me louper :) Je découvre les hutongs, ces quartiers traditionnels et populaires qui dégagent un charme fou (et ne puent pas trop, contrairement à Hangzhou, où ils ont de sérieux problèmes d’huile rance). Je me promène des heures, me laissant emporter par la vie du quartier. Choc des cultures, vélos, charrettes à bras… mais voiture de luxe. (en me relisant je me rends compte que ces voitures m’ont choquée).
Puis E. et le Dr.Dr. sont arrivés, et nous sommes allés… au concert de Beyoncé (don’t ask :)) Un show bien fait, à l’américaine. Les autorités chinoises empêchent les gens de la fosse de se lever (WTF?!), une femme pleure et mon voisin s’endort. On cause anglais (E.-Dr.Dr. et moi)/allemand (le dr.dr. et moi entre nous) /français (le dr.dr. et moi quand ca sort en french en premier!). La structure dans laquelle se déroule le concert a été utilisée pour les matchs de volley des JO, c’est immense et super bien foutu. J’apprends qu’il est impossible de trouver du pop corn salé ici. A moins d’aller au cinéma. Dans un cinéma précis, d’ailleurs.
Sur le chemin du retour, premier arrêt gastronomique chinois (au bellagio, restau taiwanais!) je goûte dans tout ce que les garçons commandent, tout me plait. Il y a des tables fumeurs et non fumeur, mais la division est théorique. Pour les clients non fumeurs, les serveuses placent des housses en plastique sur les fauteuils recouverts des vestes des clients, protégeant non pas les sièges, mais les vêtements. Pas bête, et efficace. Perso j’attends que les resto fournissent des bonnets en silicone, maintenant. Ça éviterait l’odeur de la clope dans les cheveux.
Au retour à l’appart vers minuit s’engage une grande discussion, on se couche à… 5h du mat.

Publié dans : voyage
par frédérique
Le 11 novembre 2009
À 12:03
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jeudi 22 octobre 2009- aéroport charles de gaulle

La trouille. Mais si je le fais pas à 29 ans, je le ferai quand?

Publié dans : voyage
par frédérique
Le
À 11:31
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Die Chinareise.

Je suis donc rentrée de chine. Avec beaucoup de photos, 3 kilos de souvenirs (déjà offerts, ou presque… je ne garde qu’une théière et des milliards d’évènements). Et une cinquantaine de pages de notes écrites au jour le jour, toutes plus passionnantes les unes que les autres. Zallez avoir le doit à une version expurgée, mais représentative.
Il y a eu des moments de grande panique (je vous raconterai le train de nuit vers Xi An, un grand moment de solitude, voire de terreur qui se transforme en MOUHAHA et en Wouah!) des moments d’émerveillement (le coucher de soleil sur le Westlake, c’est Tahiti en plus frais), des moments de rire (des fois jaune) et beaucoup beaucoup de découvertes. Et du Sprachchaos. A la pelle.

Publié dans : voyage
par frédérique
Le 9 novembre 2009
À 14:43
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