Quand faut y aller, faut y aller
Certains d’entre vous savent qu’avant de bosser dans mon taf actuel, j’ai fait des zétudes. Dans un programme franco-allemand lancé en 1998.
Aujourd’hui, pour la toute première fois (donc 11 ans après le lancement d’un cursus censé durer entre 4 et 5 ans), le ministère de l’enseignement supérieur (qui finance en partie les étudiants francais, par un système compliqué et opaque de bourses) demande des comptes.
Et les responsables n’ont aucune idée de ce dont les étudiants sont devenus. D’où un e-mail paniqué.
Je me demande pourquoi on n’a pas réussi à monter une association d’anciens étudiants (aussi appelée mafia) pour se coopter, et comment les responsables se sont arrangés pour ne pas fédérer leurs étudiants.
Aujourd’hui, il me semble que ne pas construire un réseau pendant ses études est suicidaire. En même temps quand je vois où nous sommes géographiquement (France et Allemagne, mais aussi Suisse, Rwanda ou Russie, sans compter les gens dont je n’ai pas de nouvelles), ca n’aurait pas été évident.
Et mon réseau est finalement plus fondé sur mes amitiés que sur une connivence artificielle. N’empêche.
C’est peut-être parce que j’ai fait des études parfaitement inutiles par rapport à mon métier que ça me laisse un peu de marbre, mais l’idée de réseau d’étudiants, alors qu’à la plupart d’entre eux, j’avais déjà peu à dire…
Mais je suis un peu asociale des réseaux autres que de cœur, qui du coup ne portent pas le nom de réseau…
En fait dans mon esprit, le réseau sert pas à discuter, parce qu’effectivement, si j’ai perdu le contact avec pas mal d’entre eux, c’est qu’on n’avait plus rien à se dire. Un réseau d’alumni à mon sens, ça servirait à faire une espèce de veille des places dispos pour des profils comme les nôtres dans les entreprises.
Ceci dit c’est évidemment plus utopique qu’autre chose, parce que j’aurais tout à fait pu me charger de monter un truc comme ca, et je ne l’ai pas fait, tout en gardant des contacts étroits avec certains!