c’est un pic, un cap, que dis-je, une péninsule!
je suis tombée sur un nid de bons sentiments. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ça fait mal.
Il y avait une citation mémorable: “il ne faut pas oublier que la vraie vie est celle qui compte”.
C’est bien entendu en réaction à une (fausse) pub pour fesse de bouc.
Et je me suis énervée. D’abord, parce que la pub en question, je la trouve d’un humour assez noir pour me faire rigoler un matin de printemps, mais surtout pour les commentaires qui évoquent le mauvais goût de la chose. (tout est lisible ici,, et c’est via matoo)
Comme si dans la vie, on ne pouvait ou devait faire que des choses de bon goût. Comme si parfois, choquer n’était pas salutaire. Choquer pour choquer n’est pas forcément la meilleure chose à faire, mais là où moi je ne vois qu’une dénonciation gentillette de face de bouc et de l’artificialité des rapports via ce media, certains voient une opposition “vraie vie” et “fausse vie” qui m’agace.
Ca m’agace, car je suis la même sur face de bouc, sur twitter, ici, ou lorsque je bois une bière avec vous. La même lorsque je vous envoie des cartes postales ou un ptit sms, la même quand on passe des heures au téléphone (ouais, good news, je me suis remise à téléphoner pour de vrai et spontanément) et quand on se cause plus pendant des semaines.
Ce sont juste différentes facettes de la même vie. Le contact facebook/twitter est quelque chose d’immédiat, de spontané, parfois superficiel. Le contact par mail est déjà plus recherché. Les phrases peuvent être soupesées. Le téléphone permet plus d’échanges.
Mais, hé, quoi, c’est toujours moi. Même si je n’arrive pas à traduire en mots ce que je ressens, même si je suis la seule à savoir ce qui sous-tend mes paroles ou mon silence.
C’est ma vie. Ni la vraie, ni la fausse. La mienne.
[Ouh pitaing, c’est brouillon et bien pensant, ce que je viens d’écrire. Mais l’idée est là.]
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