Le bloc-notes de barzi.net
La petite baston dans la prairie. Geolocalisation: 46.5498, 6.3759, Près de Lausanne, Suisse/Switzerland
août 03, 2003
Bruce Sterling: Gros temps
Auteur: Sterling Bruce
Titre: Gros temps
Titre original: Heavy Weather
Editions: Folio SF
Année: 1997 (1994 v.o.)
Genre: Cyberpunk, type hardware & biotech, post-apocalyptique
En ces temps de canicules, de sécheresse et de catastrophes météorologies, ce livre est un régal qui, contrairement à l'étouffante chaleur ambiante, fait froid dans le dos.
2035: Dans un monde ou les gouvernements ont perdus une grande partie de leur pouvoir et où le train de vie effréné du XXème siècle à provoqué des bouleversements climatiques importants, un effet de serre étouffant et toutes les catastrophes humaines corrélatives, une groupe d'allumés parcourt en tout sens la Tornado Alley, du Texas à l'Oklahoma. Le but est simple: traquer les tornades, et être là lorsque surgira la plus puissante d'entre toutes, la F6, prédite par ce qui s'approche le plus de leur gourou, Jerry, un génial mathématicien.
Ce livre aurait pu être le scénario de Twister transposé en 2035. De solides connaissance météorologiques et climatiques permettent de savourer pleinement ce livre. Un régal pour amateurs éclairés, mais une excellente initiation aux tornades pour les autres. L'histoire, bien ficelée, dévoile une planète Terre dans un piteux état, mais très proche des scénarios catastrophes des climatologue. L'effet de serre est bien là, avec son cortège de calamités, ses amplifications des phénomènes météorologiques extrêmes, et son humanité désillusionnée. Ajoutons à cela une quantité non négligeable de staphylocoques multi-résistants, de tuberculoses, virus et mutations génétiques, et cela donne un excellent background cyberpunk.
Les amateurs de software-cyberpunk resteront sur leur faim. Peu de matrice, pas d'interfaçage neuronal. Par contre, les bidouilleurs dans l'âmes, les tarés de hardware-cyberpunk vont se prendre une belle ligne de défonce.
Quand aux météorologues, aux géographes et biologistes férus d'écosystèmes boiteux, ils vont pouvoir en bander d'aisance, à la limite du priapisme.
Deux regrets: l'intrigue secondaire avec le frère de Jerry n'apporte rien et est peu crédible. Enfin, la fin est un peu décevante. Trop... normale.